30 avril 2015
Boston pour reprendre le goût du marathon
Par: Maxime Prévost Durand
Élaine Colpron a participé pour la première fois au marathon de Boston. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Élaine Colpron a participé pour la première fois au marathon de Boston. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avant de partir pour Boston, la Maskoutaine Élaine Colpron en avait marre des marathons. Elle en avait couru deux et les deux avaient été pénibles. Mais puisqu’elle était qualifiée pour participer à l’un des plus convoités marathons au monde, la dame de 57 ans s’est dit qu’elle pourrait y aller d’un dernier parcours de 42,2 km avant de faire une croix sur la distance.

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À son grand étonnement, sa participation au marathon de Boston lui a plutôt redonné le goût du marathon. Malgré la pluie et le froid qui l’a accompagnée durant les 3 h 49 m 18 s de sa course à travers les différents quartiers de la région bostonienne, c’est avec le sourire qu’elle a franchi la ligne d’arrivée, si bien qu’elle envisage en faire d’autres si l’occasion se présente.

« Je me disais que c’était fini, que ça allait être mon dernier, raconte-t-elle, mais je suis rentrée facilement au fil d’arrivée et je n’ai pas souffert cette fois! »

La Maskoutaine a participé à 22 courses depuis qu’elle a recommencé à courir, à l’âge de 50 ans, en 2007. Du nombre, seulement deux étaient des marathons avant que ne s’ajoute celui de Boston. En 2013, elle avait participé à celui de Niagara Falls, où elle avait atteint les standards nécessaires pour s’inscrire au marathon de Boston, et en 2014, elle avait terminé au 2e rang de sa catégorie d’âge chez les femmes à Montréal.

« J’avais détesté », laisse-t-elle tomber. Non pas à cause de l’organisation ou du parcours, mais plutôt à cause de la difficulté que représente la distance de 42,2 km. « Les deux fois, j’avais frappé « le mur ». À Montréal, c’était pire parce qu’il faisait chaud. Je commençais à tomber en courant. Tout devenait flou, c’était comme si j’étais victime d’un mirage en plein désert, image-t-elle. À la fin de la course, j’avais passé 30 minutes sur une civière. Donc pour Boston, j’avais peur. »

La Maskoutaine a donc décidé de ralentir un peu la cadence – quelques secondes à peine par kilomètre – pour éviter de frapper encore une fois le fameux mur, une tactique qui lui a souri. « À Montréal, à la fin du parcours, je n’avais plus d’énergie et je me faisais dépasser par tout le monde. À Boston, ça a été l’inverse, c’est moi qui dépassais les autres à la fin. »

Un autre Maskoutain, Gilles Beaupré, 60 ans, a aussi participé au marathon de Boston, parcourant la distance en 3 h 59 m 12 s.

L’Éthiopien Lelisa Desisa a été le plus rapide de la 119e édition, avec un chrono de 2 h 9 m 17 s pour mettre la main sur une bourse de 150 000 $. Il avait également remporté l’édition 2013, celle où le marathon avait été victime d’un attentat. Du côté des dames, la Kényane Caroline Rotich a franchi le fil d’arrivée la première avec un temps de 2 h 24 m 55 s.

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