11 février 2021
Projet de Jeunes en santé pour les adolescents
#Bouge : un espoir olympique donne le ton
Par: Maxime Prévost Durand

La boxeuse Myriam Da Silva Rondeau, espoir en vue des prochains Jeux olympiques, lors de sa première séance #Bouge avec Jeunes en santé. Photo capture d’écran

« La motivation, c’est au quotidien que ça se passe. Ça vient aussi de l’espoir et de ce qu’on peut faire tous ensemble », affjrme Myriam Da Silva Rondeau. Photo Facebook

S’entraîner avec un espoir olympique directement dans son salon. C’est ce que plusieurs adolescents ont pu vivre mardi soir dans le cadre de l’une des premières soirées du projet d’entraînement virtuel #Bouge de l’organisme maskoutain Jeunes en santé, dont le calendrier d’activités se poursuit jusqu’au 31 mars.

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La boxeuse Myriam Da Silva Rondeau est arrivée tout sourire sur l’écran de la plateforme Zoom. Après avoir échangé quelques mots avec la quarantaine de participants au rendez-vous, elle a offert une séance d’entraînement d’un peu plus d’une trentaine de minutes axée sur des éléments cardiovasculaires, tout en intégrant des éléments de base de son sport de prédilection, la boxe. C’était la première de quatre séances que la Chamblyenne doit donner au cours des prochaines semaines.

Chaque soir, du lundi au vendredi, des entraînements virtuels seront proposés sur le site de Jeunes en santé pour permettre aux adolescents de bouger. Au-delà de l’aspect mise en forme, l’objectif de ce projet vise à avoir un impact positif sur le moral des jeunes.

Lorsqu’elle a été approchée par Jeunes en santé pour faire partie des entraîneurs invités, Myriam Da Silva Rondeau n’a pas hésité une seconde avant d’accepter.

« Je suis très fière de faire partie du projet, ça rejoint vraiment mes valeurs, s’enthousiasme-t-elle dans un entretien téléphonique avec LE COURRIER. Le fait que ce soit différent et qu’on ait une liberté d’action, c’est ce qui m’a interpellée. Ce n’est pas obligé d’être toujours tout structuré, le but est de faire une activité, que ce soit plaisant et amusant. »

Ce projet fait d’autant plus vibrer l’athlète de 36 ans parce qu’elle est enseignante en adaptation scolaire et qu’elle est sensible à la cause des jeunes. Elle voit dans ces séances une occasion de lancer l’invitation aux adolescents d’essayer quelque chose de nouveau chaque soir et de « sortir de leur bulle du quotidien ».

« Je n’avais pas 12 ans quand j’ai décidé que j’allais faire de la boxe olympique. Je me suis rendue là parce que j’ai essayé des choses et que j’ai pris les opportunités qui se sont présentées à moi, raconte la médaillée d’argent des derniers Jeux panaméricains, en faisant le parallèle avec son parcours. Même moi, je vais essayer la danse, qui n’est pas mon département du tout. Je vais profiter de l’occasion pour lâcher mon fou un peu », lance-t-elle en riant.

Comme pour les élèves du secondaire, dont les derniers mois ont été éprouvants tant au niveau scolaire que sur le plan social, Myriam Da Silva Rondeau a elle aussi vécu plusieurs bouleversements avec l’annonce du report des Jeux olympiques. En plein processus de qualification lorsque la pandémie a frappé, elle a dû mettre ce rêve en veilleuse, mais elle demeure remplie d’espoir qu’il lui sera possible de vivre son baptême olympique cet été.

« Si on peut faire un événement comme les Jeux olympiques différemment, ça montrera au monde entier qu’on est capables de s’adapter. Il ne faut pas voir l’adaptation comme un fardeau », souligne-t-elle avec positivisme.

Malgré l’incertitude qui guette son avenir sportif immédiat, la boxeuse réussit à rester motivée. « La motivation, c’est au quotidien que ça se passe. Ça vient aussi de l’espoir et de ce qu’on peut faire tous ensemble. »

Myriam Da Silva Rondeau offrira d’autres séances d’entraînement de boxe dans le cadre du projet #Bouge, soit le 23 février ainsi que les 9 et 23 mars. L’ex-patineuse courte piste et médaillée olympique Marianne St-Gelais participera aussi à un rendez-vous le 25 février, tout comme le coureur maskoutain Julien Pinsonneault le 25 mars. Outre ces soirées spéciales, des entraînements misant sur le yoga, la danse, le stretching, le karaté et même l’escrime sont à l’horaire. Toutes ces séances sont proposées gratuitement aux adolescents de la Montérégie.

« Et si les parents sont là aussi, ils sont invités à suivre leur ado. Ce n’est pas interdit d’être plusieurs derrière l’écran, ricane Myriam Da Silva Rondeau. Vous pouvez bouger tout le monde ensemble. Ça peut être agréable et ça peut créer des liens. »

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