3 mai 2012
Sur la touche depuis plusieurs semaines
Bourdon ne veut pas brûler les étapes
Par: Maxime Desroches
Philadelphie est en mode « fièvre des séries », selon le Maskoutain Marc-André Bourdon.

Philadelphie est en mode « fièvre des séries », selon le Maskoutain Marc-André Bourdon.

Le Maskoutain Marc-André Bourdon jouait de l’avis de son entraîneur-chef Peter Laviolette son meilleur hockey depuis qu’il a été rappelé, en novembre 2011, avant qu’il ne soit blessé lors de sa première partie en carrière en séries éliminatoires, le 11 avril.

Le défenseur des Flyers de Philadelphie avait quitté la surface de jeu lors de la troisième période du premier match de la série les opposant aux Penguins de Pittsburgh, et n’a pas chaussé les patins depuis. Comme c’est souvent le cas lors du calendrier printanier, les médecins de l’équipe se font avares de précisions sur la nature de la blessure de Bourdon, la qualifiant de blessure au haut du corps.

« Je ne cacherai pas que je suis déçu de la tournure des événements », a confié Bourdon lors d’un entretien avec LE COURRIER, dans les heures précédant la première confrontation entre les Flyers et les Devils du New Jersey, en demi-finale de la conférence de l’Est.« Mon utilisation avait grimpé dans les dernières semaines. Je jouais avec confiance et tout le monde était gonflé à bloc de commencer les séries, surtout contre les Penguins, nos grands rivaux. Mais comme on dit, les blessures font partie de la game. Je vais devoir être patient et ne pas précipiter mon retour au jeu. »Malgré son statut de recrue, la stabilité dans le jeu de Bourdon lui avait auparavant permis de soutirer à Pavel Kubina, un vétéran de 15 saisons dans la LNH, une place au sein de la bridage défensive des Flyers.

Une ambiance survoltée

Les ennuis de santé du Maskoutain ne signifient pas pour autant qu’il n’a pas vécu de près l’intensité qui anime les duels entre les deux formations de la Pensylvannie. La robustesse et l’offensive ont été au coeur de cette série, qui soulignait par ailleurs le retour au Consol Energy Center en éliminatoires de l’ancien Gaulois Maxim Talbot, qui a remporté la Coupe Stanley avec les Penguins en 2009.

« Pour avoir déjà connu la fièvre des séries à Montréal, je dirais que c’est un sentiment très semblable qui habite Philadelphie depuis un mois. L’ambiance aux matchs est électrique. Les partisans sont parmi les plus bruyants de la ligue. Ils y croient autant que les joueurs », a raconté l’arrière de 22 ans.

Au jour le jour

S’il admet être impatient de recevoir le feu vert des médecins de l’équipe pour faire un retour progressif sur la patinoire, Bourdon assure qu’il prendra le temps qu’il faut afin d’être complètement rétabli.

« Je ne serai pas plus avancé si je reviens trop vite dans l’alignement et que j’empire ma condition. De toute façon, je suis confiant que notre club peut se rendre loin en séries. J’aurai la chance de revivre du hockey de séries, j’en suis certain », a conclu celui qui avait obtenu sept points (quatre buts et trois passes) en 45 parties, en saison régulière. Il avait aussi maintenu un différentiel de +4 et passé 52 minutes au cachot.

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