11 juillet 2019
Brett Kissel : l’entertainer de la musique country
Par: Maxime Prévost Durand

Brett Kissel sera de passage à Saint-Hyacinthe dans le cadre du Show country Expo-Grandiose le 21 juillet. Photo Ben Dartnell

Au-delà de simplement chanter ses chansons, Brett Kissel apporte une attention particulière au côté divertissement de ses spectacles. Photo Facebook Brett Kissel

Brett Kissel, l’un des noms les plus connus sur la scène country canadienne actuelle, viendra jouer pour la première fois à Saint-Hyacinthe le 21 juillet dans le cadre du Show country Expo-Grandiose, durant l’Expo agricole. Bien plus qu’un chanteur, l’Albertain se considère surtout comme un entertainer et il compte bien faire de cette première rencontre avec le public maskoutain un rendez-vous mémorable.

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Lors de cette soirée, Brett Kissel sera la tête d’affiche d’un programme double qui mettra également en vedette Robby Johnson et ses invités. C’est d’ailleurs grâce à ce dernier que l’on pourra le voir en sol maskoutain pour la première fois.

« Il faut donner le crédit à Robby, c’est lui qui m’a contacté sur Instagram pour me parler de ce festival. Il m’a dit qu’il fallait que je vienne jouer ici et j’ai très hâte d’y être », affirme Brett Kissel, lors d’un entretien téléphonique avec LE COURRIER.

Ayant grandi sur un ranch bovin dans le nord de l’Alberta, le chanteur de 29 ans a toujours baigné dans une culture qui se rapproche de la musique country. Les Alan Jackson, Merle Haggard et Garth Brooks – dont il a déjà fait la première partie – sont autant de chanteurs qu’il a écoutés lorsqu’il était un jeune garçon.

Forcément, cela l’a influencé dans sa propre musique alors qu’on y retrouve des éléments typiquement traditionnels associés au country sur les trois albums qu’il a fait paraître jusqu’ici dans sa carrière. Cela dit, il apporte également une couleur moderne en intégrant des sonorités plus actuelles à ses chansons.

« J’essaie de diversifier ma musique chaque année et d’amener de nouvelles idées, mentionne-t-il. Sur mon dernier disque [We Were That Song], il y a une chanson comme “Anthem” qui sonne un peu comme du Calvin Harris, il y a “Guitars & Gasoline” qui est plus rock, puis j’ai un duo avec Dave Mustaine, le chanteur de Megadeth. J’aime bien varier les genres. »

En spectacle, tous ces éléments font en sorte que, dès que Brett Kissel monte sur la scène, l’énergie monte d’un cran et la fête est lancée.

« Je ne suis pas qu’un chanteur, je suis un entertainer, soutient-il. La musique live, c’est la seule chose de notre industrie qui ne peut pas être reproduite. Il faut que les gens viennent au spectacle pour vivre l’expérience. »

Un amour pour le Québec

Avant de mettre les pieds au Québec pour la première fois, Brett Kissel ignorait à quel point la musique country résonne auprès des gens d’ici. Ce qu’il y a découvert l’a tellement épaté qu’il est rapidement devenu un habitué de la Belle Province.

« Le Québec est une de mes places favorites où jouer », lance-t-il au bout du fil.

Dans les dernières années, il a joué à Montréal, bien sûr, mais aussi en Beauce, en Estrie, en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue, notamment. Un fait plutôt rare pour un chanteur country hors Québec, unilingue anglophone de surcroît.

Il se souvient encore de son passage à l’émission La Voix, en 2015, comme artiste invité pour interpréter le duo « Good Hearted Woman » qu’il a enregistré avec Yoan.

« À ce moment, j’ai réalisé qu’au Québec, vous aviez vos propres vedettes, mais j’ai aussi réalisé que la musique country était très forte ici et qu’on faisait une grande erreur de ne pas venir jouer. J’ai tout de suite appelé mon agent pour lui dire qu’on devait trouver une façon de venir faire des spectacles. »

Dans les quatre dernières années, il estime avoir joué plus d’une vingtaine de spectacles dans la province. Jamais il n’a été déçu. « Les fans sont tellement passionnés ici, peut-être même plus qu’ailleurs au Canada », poursuit-il.

Et il en a vu du pays, ce Brett. L’an dernier, il a joué à travers tout le pays – les dix provinces et les trois territoires – pour un total de 112 spectacles. Une expérience incroyable qui s’est avérée fort enrichissante.

« J’ai aimé chaque minute de cette tournée. Ça a été la plus belle année de ma vie. J’ai pu voyager avec ma famille et mon groupe, j’ai pu mettre mes pieds dans chacun des océans qui bordent le pays et je peux maintenant vraiment dire à quel point c’est beau le Canada », affirme celui qui vient justement de participer aux festivités du 1er juillet sur la Colline parlementaire, à Ottawa.

Hockey

Outre la musique country, Brett Kissel a une autre grande passion : le hockey. S’il suit les activités de la LNH comme nul autre, il a lui-même joué au hockey pendant quelques années à son plus jeune âge, jusqu’à ce qu’on lui mette une guitare entre les mains et qu’il découvre que son véritable talent se trouvait davantage dans cet instrument que sur une patinoire.

L’une des premières chansons qui l’a fait connaître du grand public parlait d’ailleurs de hockey. Durant le lock-out de la LNH, il avait lancé « Hockey, Please Come Back », un hymne pour tous les amateurs du sport qui avaient hâte au retour du hockey.

Fan inconditionnel des Oilers d’Edmonton, il est né à peine trois jours après la dernière conquête de la Coupe Stanley de son équipe favorite en 1990. « Mon frère me dit que c’est moi qui leur porte malchance depuis », lance-t-il.

Peut-être qu’un ancien des Gaulois de Saint-Hyacinthe pourra venir les aider à briser cette malédiction, alors que Raphaël Lavoie a été le 2e choix des Oilers au dernier repêchage de la LNH. « Si les Oilers gagnent la Coupe Stanley, je vais faire le party pendant toute l’année », promet le chanteur.

En attendant, c’est chez nous qu’il fera la fête le 21 juillet, et ce, de la meilleure façon qu’il puisse le faire : avec une guitare à la main et un chapeau de cowboy sur la tête.

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