2 juillet 2015
Bruno Gervais tenté par l’Europe?
Par: Maxime Prévost Durand
Sans contrat, le Maskoutain Bruno Gervais évalue les options qui s’offrent à lui afin de poursuivre sa carrière. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Sans contrat, le Maskoutain Bruno Gervais évalue les options qui s’offrent à lui afin de poursuivre sa carrière. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Bruno Gervais n’a pas goûté à un seul match dans la LNH cette saison. Toutes les parties qu’il a jouées en saison régulière, c’est avec les Monsters de Lake Erie, le club-école de l’Avalanche du Colorado, dans la Ligue américaine. Maintenant que son contrat d’un an est échu, le Maskoutain serait de plus en plus tenté par l’Europe.

Publicité
Activer le son

À l’approche du 1er juillet et de l’ouverture du marché des joueurs autonomes de la LNH, Gervais ne se fermait aucune porte. « Tu ne veux jamais mettre une croix définitive sur la Ligue nationale, mais l’objectif premier pour moi maintenant est de m’installer avec ma famille quelque part où on sera heureux. Je suis un jeune papa et c’est quelque chose qui pèse fort dans la balance », a soutenu l’athlète de 30 ans, dans un entretien avec LE COURRIER la semaine dernière.

Il ne cache pas que le Vieux-Continent pourrait s’avérer une option à privilégier à ce moment de sa carrière. « J’aimerais aller en Europe. Il y a de très belles ligues là-bas », poursuit-il. Durant le lock-out qui avait perturbé les activités de la saison 2012-13 de la LNH, Gervais avait joint les rangs d’une équipe en Allemagne. « J’avais adoré l’expérience. Il y a du super bon hockey. »

Affecté par des blessures à la hanche et à un genou l’an dernier, qui ont nécessité une opération, Bruno Gervais croit que le calendrier européen pourrait mieux lui convenir pour prolonger sa carrière de hockeyeur. « Ce n’est pas aussi physique et dur pour le corps. Le fait de jouer 50-55 matchs dans une saison [plutôt que 76 dans la AHL ou 82 dans la LNH], ça peut faire une différence et me permettre de prolonger ma carrière. »

Il a d’ailleurs mis du temps à retrouver le meilleur de ses capacités la saison dernière. « Ça m’a pris 40-45 matchs avant de me sentir moi-même sur la glace », se rappelle-t-il.

Le grand frère

Pour une deuxième saison consécutive, Bruno Gervais a joué seulement dans la Ligue américaine de hockey. Dès le début de la dernière campagne, il a été nommé capitaine des Monsters de Lake Erie, laissant présager que ses services ne seraient pas requis avec l’Avalanche en cours de route.

Un rôle de « grand frère » l’attendait avec le club de Cleveland, où son leadership et son expérience ont été mis à contribution pour aider les jeunes loups de l’équipe.

« J’ai beaucoup aimé l’expérience. J’ai pris un jeune joueur en pension, il est venu rester chez moi durant la saison. […] Sur la glace, je jouais toujours avec des jeunes joueurs. »

Ses actions à l’extérieur de la patinoire lui ont permis de se distinguer et lui a valu le titre d’Homme de l’année chez les Monsters pour sa contribution à la communauté du nord-est de l’Ohio.

image