26 décembre 2013
Gestion des déchets
Budget de 8,3 millions $ pour la Régie
Par: Le Courrier
Réjean Pion, directeur général de la Régie intermunicipale d'Acton et des Maskoutains.

Réjean Pion, directeur général de la Régie intermunicipale d'Acton et des Maskoutains.

La Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains, gestionnaire des matières résiduelles d’origine domestique de 23 municipalités, entreprendra l’année 2014 avec un budget de 8 296 050 $.

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Il s’agit d’une augmentation d’à peine 156 250 $ (1,9 %) par rapport aux prévisions budgétaires 2013, qui se chiffraient à 8 130 500 $. La majeure partie de ce budget, soit 7 966 800 $ (96 %), représente la facture à payer par les municipalités pour tous les services que la Régie rend à la population. Il s’agit, encore là, d’une augmentation d’à peine 1,85 % par rapport au budget 2013. Les frais d’administration, qui se chiffrent à 329 250 $, ne représentent donc que 4 % du budget

Le directeur général de la Régie, Réjean Pion, a indiqué que la faible progression des coûts est surtout attribuable au fait que la Régie en sera, l’an prochain, à la quatrième année des trois contrats de cinq ans qu’elle a paraphés avec son transporteur, Les Services environnementaux Richelieu (SER), maintenant une filiale de BFI Canada. « Les seules modifications dans ces chiffres sont dues à l’augmentation du nombre d’immeubles à desservir », a-t-il précisé.La firme SER est chargée de la collecte à trois voies, tandis que la vidange des installations septiques aux deux ans fait l’objet d’un quatrième contrat qui se terminera à la fin de 2014. Ce service est assuré depuis 2011 par la firme Vacuum DL, de Drummondville, qui achemine les boues au centre de traitement du Groupe Deslandes Fortin, de Roxton Pond.La contribution des municipalités comprend des quotes-parts qui se chiffreront au total à 625 000 $ en 2014 (+ 25 000 $) et dont une part de 210 750 $ couvrira la moitié du coût d’exploitation des deux écocentres de la Régie (421 500 $), celui du parc industriel d’Acton Vale, rue Noël-Lecomte, et celui de Saint-Hyacinthe, situé rue Brouillette.Cet écocentre est appelé à disparaître. La Régie, en collaboration avec la Ville de Saint-Hyacinthe, prévoit en créer un nouveau juste un peu plus loin, en bordure de la nouvelle portion de la rue Lemire. Cet emplacement, qui a été clôturé par la Ville, contient toutefois des sols contaminés, souvenir du dépotoir de l’ancienne municipalité de Saint-Joseph. La Ville a récemment accordé un contrat de 255 928 $ à la firme Excavation Loiselle pour l’enlèvement de terre contaminée à cet endroit, mais en raison des autorisations gouvernementales à obtenir, la Régie n’entrevoit pas le déménagement de l’écocentre avant 2015 ou 2016.Un changement dans les opérations de la Régie va tout de même survenir en 2014 avec l’ouverture, au printemps, du nouveau centre de réception des matières organiques dans le cadre de la phase II du projet de biométhanisation de la Ville de Saint-Hyacinthe. Cette étape franchie, le transporteur acheminera le contenu des bacs bruns de la Régie vers le nouveau centre situé au 8400, Émilien-Letarte, et non plus chez Enviroval, dans Portneuf ou au centre de compostage Fafard, de Saint-Bonaventure. La Régie estime qu’elle pourra ainsi économiser de 80 000 $ à 100 000 $ par an en frais de transport, ce qui bénéficiera évidemment aux municipalités membres.La Régie intermunicipale dessert toutes les municipalités de la MRC des Maskoutains, mais dans la MRC d’Acton, le Canton de Roxton et Roxton Falls lui échappent toujours. Cette situation n’est pas sans conséquence sur le plan environnemental puisque ces deux municipalités ne bénéficient pas de la collecte des matières organiques. Mais Réjean Pion garde espoir de voir ces deux municipalités rentrer dans le rang, puisque leurs contrats d’enlèvement des ordures viendront à échéance en même temps que ceux de la Régie, dans deux ans.

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