2 octobre 2014
Cacounamatata
Par: Christian Vanasse
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Hakuna matata, célèbre proverbe swahili popularisé par le film Le Roi Lion et qui veut dire; « y en a pas de problèmes », est repris par le premier ministre Couillard qui dit maintenant : Cacouna matata.

À Cacouna, y en a pas de problèmes. On va passer un pipeline, bélugas ou pas. Lorsqu’on vous dit : « il ne faut pas placer l’environnement et l’économie en opposition » il faut entendre : « laissez passer l’économie, l’environnement avait juste à pas être là ».

Cacouna matata, forons juste pour voir si ça dérange les bélugas. Pis si ils partent et ne reviennent pas, on va pouvoir forer sans les déranger.

« Toutes les espèces, du minuscule phytoplancton à la gigantesque baleine bleue, sont liées. La disparition d’une d’entre elles aura un impact sur toutes les autres. Les humains font aussi partie de cette chaîne et, par conséquent, l’extinction de certaines espèces aura des impacts à long terme sur notre environnement, bien sûr, mais aussi sur notre économie et notre culture. »

C’est pas de moi, c’est tiré de la page sur les espèces menacées de Parcs Canada avec une belle feuille d’érable et les couleurs du parti conservateur.

Sachez-le, la rapide transformation du fleuve en une autoroute de super-pétroliers se fait grâce au travail de démolition de la loi mammouth de 2012 et en parfaite complicité avec Philippe d’Arabie, prince du pétrole qui répète aujourd’hui aux investisseurs du monde entier; Cacouna matata.

Vrai que les bélugas ne votent pas libéral. Ni conservateur d’ailleurs. Ce serait aussi absurde que de voir les bananes voter pour les chimpanzés. Mais ils parlent si on veut bien les entendre. Et nous disent : « Iiiiijjuuuuhiiiiiikklliiiiiririiiihu… ».

En béluga ça veut dire : « Couillard, le 11 octobre à 11 heures, à Cacouna, on t’attend dans la cour d’école, en arrière des foreuses ».

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