14 juillet 2016
Rolls Royce Wraith 2016
Ceci n’est pas un essai routier
Par: Marc Bouchard

Comment puis-je faire un simple essai routier? Après tout, conduire une Rolls Royce, peu importe le modèle, est au-delà de la simple randonnée sur route : c’est une véritable expérience. Le cas de la Wraith, la version Coupé, ne fait pas exception.

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La marque Rolls-Royce est iconique. Quand on imagine le summum du luxe, c’est sans aucun doute le premier nom qui nous vient en tête. On a en mémoire ces immenses véhicules à la calandre surdimensionnée, aux formes imposantes et qui donnent la sensation de s’imposer dans le trafic, peu importe les conditions.

Sachez que la Wraith, même si elle n’a pas exactement la forme de la Rolls Royce des films, n’en est pas moins imposante de personnalité. La calandre est toujours aussi présente, et quand on la regarde venir de face, on n’a aucune peine à s’imaginer le type de véhicule qui s’y rattache. Au-dessus de cette calandre, l’incontournable Spirit of Ecstasy, cette fameuse silhouette ailée qui surplombe les écussons Rolls Royce depuis leur création et qui disparait sous le capot dès que l’on verrouille les portières, histoire de la protéger des voleurs.

Aristocratie

L’habitacle de la Rolls Royce Wraith, malgré des prétentions plus sportives, est exceptionnel de qualité. Les cuirs y sont, comme il se doit, d’un grain raffiné et aux brillantes couleurs; les surpiqures d’une grande précision, tout comme l’assemblage de l’ensemble des composantes.

Au centre de la console, une molette cristalline permet de manipuler le vaste écran multifonction logé dans la planche de bord. Petit bémol, s’il en est un, ce système de GPS notamment est le même que celui utilisé chez BMW. Rien de grave, me direz-vous, mais cela compromet un tantinet l’image exclusive de la Rolls.

Un mot, définitivement, pour le tapis qui s’est avéré plus confortable que tout ce qui se loge dans ma maison. Une appréciation aussi pour les sièges, confortables et réglables, dont l’option massage est cependant un peu trop légère pour être réellement utile.

Détail intéressant : la Wraith propose des portes-suicides, c’est-à-dire à ouverture inversée, et de grandes dimensions. Il faut donc prévoir le coup au moment du stationnement. En revanche, un bouton logé à l’intérieur permet de refermer les deux portières sans avoir à se plier pour y parvenir.

Autre considération : un parapluie est habilement dissimulé dans la paroi de la cabine, une fois la portière ouverte. Un outil pratique au cours du week-end dernier, alors que la pluie torrentielle mouillait notre superbe voiture d’essai.

Sachez aussi que bien que la voiture soit un coupé, elle profite d’un espace arrière plus qu’abondant, d’un accès somme toute assez facile, et d’une silhouette totalement spectaculaire. Quant au coffre, disons simplement qu’il peut loger sans même être affecté les valises des occupants… et probablement quelques sacs de golf au passage.

Et la puissance

Sous le capot de la Rolls Royce se cache un V12 6,6 litres développant la bagatelle de 524 chevaux. De quoi propulser la bête jusqu’à 100 km à l’heure en moins de 4,6 secondes, ce qui correspond quasiment à une performance de course pour une voiture de plus de 5300 livres.

Évidemment, la direction est un peu anonyme, et évidemment, les suspensions sont un peu molles. Soulignons quand même la présence d’une transmission électronique intelligente qui, après avoir roulé durant quelques secondes à plus de 70 kilomètres à l’heure, s’associera au GPS et sera capable de choisir son régime moteur en fonction de la route qui arrive, courbes et vallées incluses.

Un bon mot aussi pour l’option Ciel étoilé; le plafond de l’habitacle est constellé de petites lumières DEL qui sont le reflet de la Voie lactée. Une option dispendieuse, mais qui transforme littéralement la conduite de soirée en expérience sensorielle différente.

En résumé

On ne fait pas un essai avec une Rolls Royce. On rêve, on flotte sur un nuage. Mon père m’avait un jour dit à la blague : tu seras un vrai journaliste automobile quand tu ramèneras une Rolls à la maison. Mon père n’y est plus, malheureusement, mais je peux dire aujourd’hui que je suis devenu un vrai journaliste automobile!

Photos Marc Bouchard

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