9 avril 2015
Toyota Camry
Celle qu’on doit redécouvrir
Par: Marc Bouchard
Photo Toyota Canada

Photo Toyota Canada

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La Toyota Camry n’a jamais eu la ­prétention d’être la voiture la plus ­stimulante à conduire. Elle connaît aux États-Unis un succès retentissant, chez nous bien plus qu’un succès d’estime, mais malgré tout, elle demeure un an en retard sur ses concurrentes en matière de plaisir de conduite. Jusqu’à ce jour puisque c’est le défi que s’est lancé Toyota en remaniant la Toyota Camry 2015 : la rendre plus plaisante à conduire.

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Un défi de taille, que l’on a aussi tenté d’insuffler à la version la plus verte de la berline intermédiaire, la Toyota Camry hybride.

L’actuelle génération de la Camry est toute jeune. En effet, telle que l’on connaît ses fondations, elle ne date que de 2012. Trois ans, c’est encore bien ­juvénile pour une voiture. Toutefois, Toyota devant les attaques incessantes de la concurrence pour l’obtention de sa ­couronne du segment se remet à jour.

Je dois avouer que j’apprécie ce que je vois. Je ne parlerais pas d’agressivité, mais certainement d’une touche de ­dynamisme. L’avant est ce qui retient le plus mon attention. J’adore la calandre basse et massive qui meuble bien le ­bouclier. L’intégration de cils en DEL lui donne aussi une belle signature visuelle.

Pour ce qui est de l’arrière, il ne suffit que de penser à un mélange entre une Lexus ES et une Toyota Corolla et l’on ­obtient l’heure juste. Dans l’ensemble, c’est plus esthétique que la version 2012.

Pareil pas pareil?

Alors que l’extérieur reçoit une transformation extensive, il en va tout autrement pour la cabine. Cela ne veut pas dire que l’on n’a rien fait, au contraire, c’est juste plus discret. On propose de nouveaux matériaux, dont le recouvrement des ­surfaces en cuir accompagné de belles surpiqûres françaises de couleur contrastante. On conserve l’essentiel de la ­présentation et de son ergonomie ­efficace.

L’un des plus grands avantages de la Toyota Camry Hybrid XLE 2015 est ­l’espace intérieur. Les dégagements sont amples partout et tout particulièrement pour les jambes et la tête. Ce fait ­s’applique pour tous les passagers. Bien que ce soit une hybride, je dois admettre que le volume du coffre impressionne toujours. On obtient ainsi une aire de 370 litres. On perd toutefois le dossier ­rabattable pour une seule petite ­ouverture qui permet une paire de skis tout au mieux.

Éprouvée et sans faille

Visuellement très différente, sur le plan mécanique, on reconduit intégralement l’ensemble des composantes motrices. On retrouve donc le L4 de 2.5 litres à cycle Atkinson d’une puissance de base de 178 chevaux. Avec le cumul de ­l’assistance, on atteint 200 ch. Bien que l’on obtienne de fonction 170 lb-pi de couple, on doit souligner l’apport de l’électrique qui pousse 199 lb-pi. Comme c’est généralement le cas pour ce type de composantes, on retient les services d’une CVT.

Dans l’ensemble, les performances sont intéressantes. On peut conduire avec un certain dynamisme, mais ­étonnamment, on prend plus de plaisir à chercher à faire baisser sa moyenne. L’implication de l’autonomie des piles se montre réelle. À basse vitesse ou en ville, il est facile de rouler 100 % électrique. On doit faire des accélérations modérées, mais l’impact se fait sentir à la consommation.

Ici, on retrouve l’esprit sage que l’on connaît de la Toyota Camry Hybrid XLE. Son comportement se montre ­exemplaire. La douceur est manifeste. La direction est un peu molle et aseptisée, mais rarement cherche-t-on le contraire d’une berline à technologie alternative. Le travail se fait bien dans la conduite de tous les jours.

Je donne une bonne note aux ­suspensions. Toyota affirme qu’elles ont été reconfigurées pour 2015 vers un peu plus de dynamisme. Je dois admettre qu’elles sont un peu plus fermes, mais sportives? Non! On propose un excellent niveau d’absorption des imperfections de la route. Au compte, on file sur le pavé sans inconfort. Définitivement, on ­perpétue les qualités de la Camry.

Une Camry demeure une Camry et l’on ne peut pas se tromper avec cette berline. C’est exactement comme dire que la glace à la vanille n’est plus à la mode, ça ne se peut tout simplement pas! Bien que techniquement presque identique à la version 2012, cette année, c’est une ­question de style et d’un peu plus de ­raffinement.

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