17 mai 2012
Cent ans de sports à Saint-Pie (3)
Par: Le Courrier
Sanair, un lieu de rendez-vous pour les passionnés de sport automobile. Archives CHSH.

Sanair, un lieu de rendez-vous pour les passionnés de sport automobile. Archives CHSH.

Et on roule à Saint-Pie!

Et on roule à Saint-Pie!

Bien avant la construction du complexe Sanair, des courses d’automobiles et de motocyclettes sont organisées à l’hippodrome. Comme partout où est érigé un rond de course, les installations permettent la présentation de diverses activités.

D’après le correspondant de Saint-Pie, qui informe les lecteurs du Courrier de Saint-Hyacinthe, les meilleurs pilotes du Canada sont au rendez-vous pour cette grande première le 19 juillet 1914. Signe du temps, la grande tradition de courses, qui amène son lot de visiteurs chaque année, se poursuit avec la construction de Sanair en 1969. À cette époque, Jacques Guertin, un fervent amateur de course automobile, visite quelques pistes d’accélération américaines. À la suite de son voyage, il décide d’investir plus d’un million de dollars afin d’aménager une piste d’accélération dans la paroisse de Saint-Pie. Les premières épreuves se déroulent en octobre 1969. En septembre de l’année suivante, plus de 14 000 personnes assistent au premier championnat Pro Stock présenté au Canada. Plus de 364 bolides, toutes catégories, s’affrontent pour se partager des bourses de 3 000 $. En 1971, les épreuves de Sanair sont inscrites à l’agenda de milliers d’amateurs de courses automobiles. C’est le début de la présentation du Grand National Sanair qui accueille de superbes bolides dans les catégories Top Fuel, Funny Car, Pro Stock, Top Gas, Modified et Super Stock. Au fil des ans, on aménage un site de motocross, un circuit routier, un circuit de karting et une piste tri-ovale. Les installations peuvent accueillir une grande variété de compétitions et peuvent accommoder plus de 50 000 spectateurs. Sur la piste tri-ovale, on présente une épreuve de la série CART de 1984 à 1986. Des pilotes tels Mario et Michael Andretti, Emerson Fittipaldi, Al Unser Senior et Junior ainsi que Jacques Villeuneuve (l’aîné) s’affrontent sur cette piste très rapide.

Des plaisirs nature

Aussi loin que l’on peut reculer dans l’histoire de Saint-Pie, la chasse et la pêche sont présentes comme activités de subsistance, puis, par la suite, dans une dimension plus récréative.

En mars 1928, quelques passionnés fondent l’Association des pêcheurs du Yamaska dans le but de travailler à l’avancement de leur sport. À peine deux ans plus tard, un groupe de Saint-Pie rejoint les rangs de cette association qui compte alors près de 200 membres. En juin 1930, lors d’une importante réunion tenue au Marché Centre de Saint-Hyacinthe, le notaire E. St-Pierre, de Saint-Pie, remercie le président du bon accueil fait au groupe qu’il représente. Lors de son allocution, il rapporte la satisfaction des pêcheurs de Saint-Pie quant à l’amélioration de la passe migratoire de la Penman’s qui leur procure des prises en plus grand nombre. La soirée se termine par des vues animées qui sont appréciées de tous. Beaucoup plus tard, en 1957, l’association est incorporée sous le nom de Club de chasse et pêche Maska. L’année suivante, le Conseil du village appuie la demande du club afin d’aménager une descente de bateau pour faciliter l’accès à la rivière Noire. Au début des années 1990, Yvon Labonté, un citoyen de Saint-Pie, manifeste le désir d’organiser un tournoi de pêche dans la localité. L’idée se concrétise en 1993 et plus de 200 personnes participent au premier tournoi. Au fil des ans, l’événement devient de plus en plus populaire : le sérieux de l’organisation, l’apport des nombreux commanditaires et bénévoles, ainsi que la formule du tournoi, font de l’événement un fait saillant au calendrier des activités estivales de la municipalité. Afin d’encourager la pratique de cette activité chez les jeunes, la première journée du tournoi est réservée aux enfants de 4 à 14 ans. En 2002, les 150 jeunes participants se partagent près de 1 000 $ en prix. Du côté des adultes, on accueille 510 pêcheurs dont près de 200 proviennent de l’extérieur. Des patrouilleurs sillonnent la rivière afin de comptabiliser les efforts des pêcheurs. En 2002, on effectue plus de 900 remises à l’eau sur les 1 000 prises enregistrées. On y pêche le doré, l’achigan, le brochet, la perchaude et quelques autres espèces. À la fin de la journée, les pêcheurs se rassemblent afin d’assister au tirage des diverses catégories. Les prix totalisent près de 12 000 $. Une partie des bénéfices du tournoi est carrément jetée à l’eau, car les organisateurs procèdent à l’ensemencement de la rivière! Ainsi, depuis le début du tournoi, pas moins de 12 000 dorés ont été semés. De la matière à de futures histoires de pêche… À suivre…

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