22 juillet 2021
Inauguration du tunnel Casavant
« C’est fini un chemin sans issue » – Claude Corbeil
Par: Sarah-Eve Charland

La députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil et la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Élisabeth Brière ont inauguré le tunnel. Photo François Larivière | Le Courrier ©

L’heure était à la fête le 16 juillet lorsque les élus de la région ont inauguré le tunnel Casavant qui relie le secteur Douville au nord de la ville, une réalisation attendue depuis près de 20 ans. Même si tous les éléments du bilan financier ne sont pas encore rattachés, la Ville de Saint-Hyacinthe pense déjà à la suite, soit le deuxième accès au Cégep.
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Le boulevard a été ouvert à la circulation la même journée, soit quelques heures après les dernières poses de tourbe. Prévue tout d’abord en septembre 2021, l’ouverture a été rendue possible deux mois à l’avance puisque la Ville a obtenu des pièces de lampadaires et de feux de circulation plus tôt que prévu. Les travaux ont aussi pu commencer six semaines plus tôt au printemps grâce à des températures exceptionnelles, soutient le conseiller technique aux infrastructures, Jocelyn Bazinet.

Au moment de commencer les travaux, en 2017, la Ville estimait l’investissement à 33,9 M$, dont 8 M$ seraient couverts par des subventions des deux paliers de gouvernements, en provenance du Fonds Chantier Canada-Québec et du Fonds des petites collectivités.

« Il est encore trop tôt pour dresser le bilan financier des travaux, affirme le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil. La Ville attend encore après des factures du Canadien National (CN). Le budget estimé était de 33,9 M$, dont 8 M$ en subventions. Ça devrait tourner autour de ça. Quand on aura le bilan financier, on le partagera. »

Pour la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, l’inauguration du tunnel Casavant est le résultat d’un travail soutenu des différents intervenants. « Il y a eu beaucoup de travail. Il s’agissait d’un projet jugé prioritaire pour les citoyens. En plus de contribuer au développement économique de la grande région de Saint-Hyacinthe, il va favoriser la fluidité de la circulation et va améliorer la sécurité.

Ça fait plus de 20 ans qu’on en parle. Ce petit tronçon comportait son lot de défis, comme la déviation du ruisseau Plein Champ et la présence importante d’un corridor ferroviaire. Ça a demandé beaucoup de patience et beaucoup de travail. »

Un projet attendu

Avant de statuer sur la construction d’un tunnel, le prolongement du boulevard Casavant a fait l’objet de débats. Au départ le CN proposait même une voie de contournement qui a été rejetée du revers de la main par la Ville. Par la suite, le débat opposait la construction d’un passage à niveau à celui du tunnel. Le conseiller municipal de Douville, André Beauregard, se remémore d’ailleurs qu’à son élection en 2009 le débat faisait rage depuis déjà quelques années. Cette même année, sept nouveaux conseillers ont été élus. Ces derniers ont pu exercer une pression, dit-il, en faveur du tunnel.

« Parmi les sept nouveaux conseillers, on était pas mal unanime en faveur d’un étagement. S’il y a une urgence, on ne voulait pas que les véhicules d’urgence doivent attendre plusieurs minutes pour passer. À mon arrivée au conseil en 2009, on a fait faire une étude et aussi un sondage. Majoritairement, les gens voulaient un étagement », se rappelle-t-il.

Les travaux devaient être lancés en 2013, mais l’élection du maire Claude Corbeil a changé la donne. Ce dernier a voulu explorer l’idée d’un viaduc à moindre coût. Aujourd’hui, le maire affirme sans détour que personne ne regrette d’avoir fait le choix d’un tunnel.

« Il manquait 400 mètres pour réaliser tout ça. Ça fait cher du mètre, mais ça valait la peine. Ça permet de relier différents secteurs de la municipalité et offre un meilleur accès au parc industriel Olivier-Chalifoux. Il ouvre aussi l’accès sur la deuxième voie vers le Quartier des études supérieures. […] À mon arrivée, en 2013, je voulais m’assurer qu’on n’avait rien oublié. J’ai retardé un peu l’affaire pour évaluer la possibilité d’un viaduc. Finalement, on a retenu la version d’un étagement. C’est fini un chemin sans issue », ajoute M. Corbeil.

Deuxième accès au Cégep

Le dossier concernant la deuxième voie vers le Quartier des études supérieures, qui englobe la Faculté de médecine vétérinaire, l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec et le Cégep de Saint-Hyacinthe, va bon train. La Ville de Saint-Hyacinthe est sur le point de signer les actes de vente de terrains appartenant au Club de golf Saint-Hyacinthe et au Groupe Robin.

Le président du conseil d’administration du Club de golf, Carol Marois, a confirmé la nouvelle à ses membres. La présidente du Groupe Robin, Nellie Robin, souligne que la somme de la transaction a été déterminée par des évaluateurs agréés afin d’éviter tout conflit d’intérêts. La Ville devra aussi conclure des ententes avec le CN, le Cégep de Saint-Hyacinthe et des compagnies d’utilités publiques, ajoute la directrice des communications de la Ville de Saint-Hyacinthe, Brigitte Massé.

Bien que la Ville ait prévu un budget pour ce deuxième accès, certains détails restent à confirmer avant de le dévoiler. L’embranchement devrait être aménagé à partir de l’avenue Castelneau.

Au cours de la dernière séance du conseil, les élus ont approuvé l’entente de réalisation de travaux civils et de cession avec Hydro-Québec afin de relocaliser certaines lignes électriques aériennes et souterraines. Ces frais seront intégrés au montage financier du deuxième accès.

Les travaux devraient commencer cet automne pour une ouverture à la rentrée scolaire 2022.

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