24 septembre 2015
Cette semaine… Donnons au suivant!
Par: Le Courrier
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Cédric, 23 ans, vient de terminer son cours universitaire en architecture. Lors de la remise de diplômes, il en profite pour prendre la parole et dévoiler un ­secret qu’il n’a jamais dit à personne : « Je tiens à remercier Sabrina, ma grande amie, car le 13 mai 2005, elle a pris le temps de m’aider. Je marchais dans la rue et, perdu dans mes pensées, j’ai trébuché et laissé tomber tous mes cahiers d’école. Elle a traversé la rue et m’a aidé à tout ­ramasser, même si nous ne nous ­connaissions pas. Elle s’est alors présentée à moi et m’a invité à venir à une fête qu’elle organisait avec quelques amis. Les mois et les années ont passé et notre amitié est encore aussi précieuse. Ce que je n’ai jamais dit à Sabrina, ni à personne d’autre d’ailleurs, c’est que le lendemain de notre première rencontre, j’avais ­planifié de me suicider.

Depuis plusieurs années, j’étais victime d’intimidation à l’école. À chaque jour, je devais affronter les menaces et les ­insultes de certains élèves. Je ne savais ­jamais ce qui m’attendait à mon arrivée à l’école. Me faire prendre mon lunch et voler de l’argent étaient des événements réguliers. J’en étais venu à m’isoler de plus en plus. Si je revenais à la maison avec une blessure, j’inventais une histoire pour ne pas inquiéter mes parents et ­aussi parce que j’avais honte de ne pas être capable de me défendre. Il ­m’arrivait de changer de chemin pour ­éviter les ennuis, parfois même de manquer l’école… Bref, vivre mes journées était devenu insupportable.

Cette rencontre avec Sabrina a changé ma vie. Elle m’a fait me sentir quelqu’un de bien, de valable, d’important. Cela m’a donné le courage d’aller parler de ma situation à l’intervenante de l’école. Des moyens ont été mis en place pour que mes bourreaux soient ­justement punis et qu’ils comprennent que ces gestes et paroles violentes sont inacceptables. »

Que ce soit à l’école, dans le cadre d’une relation amoureuse ou au travail, toute violence, quelle qu’elle soit, est inacceptable et laisse des marques à la personne qui en est victime. Briser le silence ­entourant cette violence est un premier pas à faire pour s’en sortir.

En cette semaine québécoise contre l’intimidation et la violence à l’école, pourquoi ne pas prendre le temps d’offrir un sourire, un service, une phrase ­d’encouragement à une personne de notre entourage. Un simple geste de ­solidarité peut parfois faire toute la différence.

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