24 juillet 2014
Richard Robert prend sa retraite
Changement de garde à la Société d’agriculture
Par: Le Courrier
Embauché en 1973, le directeur général de la Société d'agriculture, Richard Robert, quittera ses fonctions 43 Expos plus tard, en décembre 2015.

Embauché en 1973, le directeur général de la Société d'agriculture, Richard Robert, quittera ses fonctions 43 Expos plus tard, en décembre 2015.

Le directeur général de l’Exposition agricole et de la Société d’agriculture, Richard Robert, a annoncé qu’il prendrait sa retraite en 2015. Pour sa dernière année en poste, il accompagnera son successeur qui devra relever, dès l’automne, un premier défi de taille.

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« La personne qui entrera en poste aura, dès le départ, un devoir de résultats. Sinon, ça serait dommageable pour de nombreuses personnes », avertit d’entrée de jeu M. Robert, qui aura chapeauté sa 42 e Expo cet été.

Les compétences du nouveau directeur général seront rapidement mises à l’épreuve avec la tenue de la plus importante exposition laitière au Québec, le Suprême laitier, en novembre. « Cet événement représentera un gros défi, car la personne devra en assurer la croissance et la notoriété », affirme celui qui quittera ses fonctions en décembre 2015. Prenant sa retraite « parce qu’un moment donné, il faut que ça finisse », Richard Robert songe à entreprendre une vie de snowbird. « J’aimerais partir à l’extérieur durant l’hiver », dit-il en souriant. Au fil des ans, la tâche de directeur général n’a pas cessé de s’alourdir et les chapeaux de s’accumuler (Expo, Société, Suprême). « Avant, les pavillons demeuraient vides le restant de l’année. Maintenant, il y a des événements en tout temps. »Durant sa longue carrière, il a aussi observé des changements au sein de l’Exposition agricole. Il se souvient qu’au début, les vaches demeuraient dans les pavillons toute la semaine, et leurs excréments aussi. « Après sept jours, on avait un gros tas de fumier et des mouches partout », se remémore-t-il en riant. Même chose pour le bruit, le problème majeur de cette énorme foire agricole. « Avant, durant les tirs de tracteurs, on laissait les organisateurs gérer la soirée et ça s’étirait jusqu’à 1 h du matin parfois. Depuis que les tirs se terminent à 21 h 30, les voisins se plaignent beaucoup moins. »

Générer des profits

L’autofinancement s’avère un terme récurrent lorsqu’on est directeur général de la Société d’agriculture. C’était d’ailleurs l’un des principaux défis de M. Robert au début de sa carrière.

Issu du milieu scolaire, Richard Robert avoue que lors de son entrée en poste, en 1973, il ne « connaissait pas ça » le milieu agricole. Cela ne l’a pas empêché de mener ses organisations d’une main de maître. Tant l’Expo que la Société génèrent aujourd’hui des profits considérables qui permettent aux deux organismes de prendre de l’expansion. Dans le cas de la Société, les investissements en infrastructures pleuvent et elle possède désormais un parc immobilier d’une valeur de 40 M$. « Ce sera important que la Société attire assez d’événements sur son site pour assurer l’autofinancement des infrastructures. Dans le cas de l’Expo, c’est plutôt de conserver le barème d’autofinancement, parce que s’il n’y avait pas eu d’Expo, il n’y aurait pas eu le reste », indique le directeur général. En raison de la crise hôtelière que vit présentement Saint-Hyacinthe, son successeur devra saisir toutes les opportunités d’attirer des congressistes sur le terrain de la Société d’agriculture. « L’an dernier, nous avons perdu deux gros congrès parce qu’il n’y avait pas assez de chambres d’hôtel », mentionne Richard Robert, avec une pointe de déception. Le processus d’embauche pour le poste de M. Robert est en cours et ce dernier a préféré ne pas s’impliquer dans la sélection du candidat.

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