17 janvier 2019
Entre les lignes
Changement de vocation
Par: Le Courrier

Dans un monde idéal, un géant de l’agroalimentaire aurait racheté les installations de l’ancienne usine Parmalat de Saint-Hyacinthe pour lui donner une seconde vie et créer des dizaines d’emplois. Un peu comme l’a fait dans le passé la société Liberté avec les installations maskoutaines de la défunte entreprise Kool Desserts.

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Mais j’ai vérifié, et nous ne vivons pas dans un monde idéal.

C’est donc le concessionnaire automobile Guy Lussier qui a mis la main sur la Parmalat pour environ 1 M$. Il ne compte pas y brasser de la crème glacée ou des produits laitiers, mais démolir ici et là et se servir des lieux pour de l’entreposage et y garer des voitures principalement. Voilà quand même une bonne transaction.

Pourquoi? Parce que l’usine désaffectée payait mauvaise mine dans le paysage depuis sa fermeture en 2012. Six ans plus tard, il était grand temps qu’il se passe quelque chose de concret et qu’on change de décor. On ignore si Parmalat a reçu et refusé de meilleures offres dans le passé, mais elle ne voulait sans doute pas vendre à la compétition. D’où peut-être un changement de vocation nécessaire.

La bonne nouvelle, c’est qu’un entrepreneur maskoutain a pris les choses en main en décidant d’acheter cet actif. C’est maintenant un homme d’affaires local et prospère qui dictera l’avenir du site et des installations, non une multinationale française qui a bien d’autres chats à fouetter que de se préoccuper d’une usine vide à Saint-Hyacinthe.

La requalification d’usines industrielles sera d’ailleurs grandement d’actualité ces prochains mois dans la région de Saint-Hyacinthe. Cette dernière a été affectée il n’y a pas si longtemps par des fermetures d’usine totales ou partielles à Saint-Valérien, Saint-Simon et Saint-Hyacinthe. Saint-Damase s’ajoutera à cette liste prochainement, et deux fois plutôt qu’une avec l’usine Agropur et celle d’Exceldor si son déménagement à Saint-Hyacinthe se réalise. C’est à espérer que ces usines ne resteront pas à l’abandon pendant des années. S’ils ne veulent plus les opérer, souhaitons que leurs propriétaires actuels les cèdent au plus offrant. Et tant mieux si l’acheteur est local.

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