26 octobre 2017
Débat annulé à la Chambre
Chantal Goulet expose sa vision
Par: Benoît Lapierre
Chantal Goulet a livré mardi, au parc Casimir-Dessaulles, plusieurs éléments de sa vision de candidate à la mairie. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Chantal Goulet a livré mardi, au parc Casimir-Dessaulles, plusieurs éléments de sa vision de candidate à la mairie. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Faute d’un débat entre elle et le maire sortant, Claude Corbeil, sur les quatre thèmes que leur avait proposés la Chambre de commerce pour son diner électoral, Chantal Goulet a convoqué les médias mardi afin de répondre publiquement aux questions soumises.

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Elle a tenu son point de presse au parc Casimir-Dessaulles à 13 h, près des bureaux de la Chambre, au moment où, normalement, elle aurait dû se trouver au Centre BMO en train de se mesurer à Claude Corbeil.
« Je souhaitais faire connaître ma vision économique aux gens d’affaires et j’étais fière d’avoir cette opportunité », a-t-elle déclaré, se disant déçue de l’annulation du débat. Elle croit que l’événement a été programmé trop tard, tout simplement. « On nous dit qu’il n’y a pas eu assez de billets vendus, mais les élections municipales, ça a lieu à date fixe, et ça aurait pu être organisé un peu plus à l’avance. Ça a été fait à la dernière minute, j’ai du mal à comprendre, mais je n’ai pas à juger de ça. Moi, je vais de l’avant », a-t-elle commenté.
Si elle avait pu s’adresser aux membres de la Chambre, elle aurait notamment parlé de son désir de mettre sur pied des comités consultatifs composés d’un nombre de femmes et de jeunes représentatifs de la communauté. Pour les enjeux liés à la rivière Yamaska, elle mise sur la consultation des organismes reconnus en environnement, dont le CCCPEM. Parlant de la rivière, elle affirme que la remise en état de la promenade Gérard-Côté ne peut pas attendre davantage. « Ça presse. C’est un attrait magnifique pour la ville, mais elle est devenue dangereuse. »
Sur le thème de l’environnement, elle a aussi abordé le projet de biométhanisation. « Il y a un silence troublant qui règne actuellement dans ce dossier et ça m’inquiète. J’aimerais bien savoir ce que ça a coûté jusqu’ici et ce qui en est des phases suivantes. »
Dans les finances municipales, elle propose la création d’une politique d’analyse en profondeur du budget, de la dette et du mode de taxation. « On ne connaît pas bien le bilan financier de la Ville. Je veux bien amorcer des projets, mais avant, je veux savoir si c’est réalisable, » lance-t-elle.
Pour le centre-ville, qu’elle voit comme le lieu rassembleur, elle veut favoriser l’implantation de petites auberges pour l’accueil des touristes, transformer des locaux vides en vitrines, notamment pour le secteur de l’alimentation. « Il y a trop de locaux vides au centre-ville, et le terrain vacant devant le Marché public, il faut le reprendre avant qu’un entrepreneur arrive pour y construire n’importe quoi. Ça peut devenir un café-citoyens, une petite agora, une place publique », suggère-t-elle.
Elle s’engage aussi à retirer les horodateurs et à instaurer, en transport en commun, un système de navettes gratuites, fréquentes et régulières, respectueux des horaires des travailleurs et des étudiants.
Enfin, elle croit que les liens entre Saint-Hyacinthe, la MRC et le milieu rural devraient être resserrés. « Sans les municipalités avoisinantes, la technopole agroalimentaire n’existerait pas. Il faut souligner le mérite des agriculteurs de la région. » 

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