8 mars 2012
Un déficit de 0-2 à combler pour les Gaulois
Charles-Éric Légaré hante son ancienne équipe
Par: Maxime Desroches
Les Gaulois ont peiné à trouver le fond du filet contre le Blizzard durant les deux premières rencontres.

Les Gaulois ont peiné à trouver le fond du filet contre le Blizzard durant les deux premières rencontres.

Le Blizzard du Séminaire Saint-François est sorti victorieux du second match de la série l’opposant aux Gaulois, grâce à un but de Charles-Éric Légaré inscrit avec quatre minutes à faire à la première période de prolongation, dimanche, au Stade L.-P.-Gaucher. La formation de Québec dispose désormais d’une avance de 2-0 sur les Maskoutains dans cette série de demi-finale, qui se transporte au PEPS de l’Université Laval.

Légaré a scié les jambes de son ancienne équipe, pour laquelle il a évolué lors de la saison 2010-2011, avec un tir précis dans la lucarne qui a déjoué Philippe Desrosiers, au grand désarroi des supporters des Gaulois qui avaient vu leurs favoris effacer une avance de deux buts des visiteurs.

C’est sans grande conviction que le CAG a amorcé le match, laissant à ses adversaires le champ libre pour attaquer la cage de Desrosiers, comme en témoigne l’avantage de 16-9 du Blizzard au chapitre des lancers au premier engagement.Le deuxième but du SSF, marqué sur l’attaque massive en début de deuxième, a semblé fouetter les Maskoutains, qui se sont mis à pratiquer le style d’échec-avant qui leur a maintes fois servi en saison régulière et dans leur série contre les Cantonniers de Magog.

Un énorme poids en moins

Tout juste avant de retraiter au vestiaire, Mathieu Ayotte a resserré la marque à 18:24 avec son deuxième but des séries, sur des aides de Julien Bahl et Jérémy Roy. Les Gaulois, blanchis 3-0 deux jours plus tôt, ont poussé un soupir de soulagement, ayant mis près de 100 minutes avant de finalement faire scintiller la lumière rouge.

Ayotte est revenu à la charge en tout début de troisième, faisant habilement dévier un tir de la pointe de David Bédard lors d’un avantage numérique. S’en est suivie une série de chances ratées des Gaulois, qui ont bourdonné en zone adverse pendant de longues minutes sans pouvoir se donner une avance.« La pente ne sera pas facile à remonter, mais le moral est bon dans le vestiaire. Les joueurs ne sont pas découragés car ils n’ont pas été déclassés. La chance a joué un énorme facteur dans les deux premiers matchs. On a joué avec le bâton serré aussi, ce qui nous a nui », constate l’entraîneur-chef Martin Cadorette.Alors que la série se transporte à Québec pour les matchs trois et quatre (demain et dimanche), Cadorette demeure confiant que le duel se poursuivra assez longtemps pour qu’on revoit les deux clubs au Stade L.-P.-Gaucher, mercredi prochain.« Je suis convaincu que malgré leur but en prolongation, c’est nous qui avons le momentum. Les équipes championnes sont celles qui répondent bien à l’adversité. À nous de prouver qu’on apppartient à cette classe. »Advenant une victoire des Gaulois dans l’un des deux matchs à Québec, la série de demi-finale sera de retour au Stade L.-P.-Gaucher, le 14 mars, à 19 h 30. La sixième rencontre, si nécessaire, sera disputée le 16 mars, à 19 h 30, également au domicile des Gaulois.

image