3 janvier 2019
Entre les lignes
Chier? moi, jamais
Par: Le Courrier

Je n’ai pas l’habitude de rebondir sur les commentaires des gens à mon endroit, même si je dois parfois me retenir à deux mains, surtout à l’ère des réseaux sociaux. Sur notre page Facebook, sous la présentation de la première page de l’édition du 27 décembre, ce petit commentaire est venu me chercher : « Martin Bourassa devrait se présenter à la mairie et se faire élire… au lieu de se servir de sa tribune pour chier sur les élues!!! »

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D’abord, je tiens à rassurer la direction générale de la Ville, je n’ai aucune prétention politique. Je me considère plus utile où je suis en ce moment. Et sachez que j’essaie d’assumer mon rôle au meilleur de mes connaissances limitées. On ne me paie pas pour chier sur personne et on ne m’encourage pas à le faire. Être éditorialiste au Courrier de Saint-Hyacinthe est un grand privilège et il vient avec d’importantes responsabilités.

On me paie pour donner mon opinion, faire réfléchir et apporter un éclairage externe sur les enjeux locaux et régionaux, et c’est ce à quoi je me suis engagé il y aura bientôt 15 ans. Le seul conseil qu’on m’ait justement donné lors de mon embauche, et il est venu de Jean-Paul Gagné, éditorialiste émérite du journal Les Affaires que je quittais alors pour revenir à mes premières amours, c’était de traiter les gens avec respect et de faire confiance à l’intelligence des lecteurs.

J’ai la plus extraordinaire des tribunes et j’essaie de ne pas en abuser. Pour mon plus grand malheur, je suis l’une des rares voix d’opinion, sinon la seule, dans le paysage maskoutain. La seule qui, sur une base hebdomadaire, partage ses idées sans complaisance et les endosse. Et j’ai beaucoup trop de respect pour les politiciens et les gestionnaires pour me croire supérieur à eux et les traiter comme de la merde. Mais j’ai un gros défaut, je déteste les cachettes, les mensonges et ceux qui tournent les coins ronds. J’exige la transparence et c’est sans doute pour cela que certains élus se sentent souvent malmenés par mes prises de position. Bien trop souvent, ils donnent l’impression de se complaire dans la noirceur et même de l’entretenir à nos frais.

Je traite les gens avec intelligence, mais en retour, j’attends la même chose de tout le monde, lecteurs et élus compris.

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