17 juin 2020
Chouette à voir! pourra ouvrir cet été et poursuivre sa mission éducative
Par: Le Courrier

Une animation avec un Urubu noir, sur le site de Chouette à voir! © Guy Fitzgerald - UQROP

Saint-Hyacinthe Technopole et la MRC des Maskoutains vous proposent une série de textes sur le travail et les initiatives des entreprises d’ici pendant cette période de bouleversements liés à la COVID-19.

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Unique en son genre au Québec, l’Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) vise la conservation des oiseaux de proie et de leurs habitats naturels. Ses actions passent par la coordination d’un programme québécois de réhabilitation des oiseaux de proie sauvages et par l’éducation relative à l’environnement grâce au programme éducatif itinérant et au site Chouette à voir!, habituellement ouvert au grand public dès la fin juin. Les annonces gouvernementales concernant le plan de relance touristique du 11 juin ont enfin confirmé que le site pourra rouvrir cet été, ce dont toute l’équipe s’est réjoui.

Les mois de mars, avril, mai et juin sont des mois très occupés pour les animations dans les écoles et les groupes scolaires viennent aussi au site Chouette à voir! à Saint-Jude. Dès le début du confinement, l’ensemble des animations a été annulé et les groupes scolaires ont aussi tous annulé leur visite.

« L’UQROP a quelques projets de développement réalisés grâce à des programmes de subvention ou des bourses. Ils ont été mis de l’avant par l’équipe pendant la pandémie. De plus, il a été possible de conserver tout le monde en emploi, en comptant sur la subvention salariale d’urgence du Canada, comme bien d’autres OBNL. Nous avons également commencé à nous préparer pour l’ouverture éventuelle de Chouette à voir! en réalisant les travaux nécessaires pour recevoir les oiseaux ambassadeurs et en faisant différents plans et scénarios pour l’ouverture du site », raconte Vanessa L. Beauregard, éducatrice-communication à l’UQROP.

Dès la première semaine de confinement, un plan a été mis sur pied par l’équipe d’éducation pour produire des capsules éducatives presque à tous les jours avec des informations sur les oiseaux de proie, des quiz, des activités pour les enfants, etc. Ces publications ont été utilisées par des parents et plusieurs enseignants.

De plus, les vendredis après-midi, des remises en liberté ont eu lieu en direct sur les réseaux sociaux. Les gens pouvaient assister à la capture de l’oiseau en volière, à son examen, à son baguage, connaître son histoire et poser des questions au vétérinaire. Près d’une centaine de personnes ont assisté à ces événements chaque semaine. Le public était invité à faire des dons et la personne offrant le plus haut don voyait son nom associé à l’oiseau pour un parrainage.

L’équipe a également mis de l’avant une conférence sous forme de webinaire payant sur l’aigle royal. Cette conférence a rejoint plus de 90 personnes et a permis d’amasser des fonds, une expérience qui sera renouvelée éventuellement.

« À moyen terme, nous espérons pouvoir reprendre les animations dans les écoles à l’automne en adaptant celles-ci à la nouvelle réalité. Nous planifions aussi développer des animations en ligne payantes au cas où une 2e vague de cas de COVID-19 frapperait. L’UQROP est aussi bien occupée par son projet de centre d’interprétation dont la construction débutera à la fin de l’été », mentionne Vanessa L. Beauregard.

Pour des façons simples et sécuritaires de soutenir nos entreprises locales, visitez le site vitrinemaskoutaine.com.

Par Denyse Bégin
MRC des Maskoutains

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