16 juin 2011
Retour du Liverpool québécois?
Cinq jeunes prennent la relève du Zaricot
Par: Le Courrier
Les cinq nouveaux propriétaires du Zaricot souhaitent renforcir la position du Zaricot au coeur de la région maskoutaine. (Derrière : Arianne Laliberté, Cédric Meunier et Jo-Annie Saint-Amand. Devant : Joëlle Turcotte et Kevin Poitras.)

Les cinq nouveaux propriétaires du Zaricot souhaitent renforcir la position du Zaricot au coeur de la région maskoutaine. (Derrière : Arianne Laliberté, Cédric Meunier et Jo-Annie Saint-Amand. Devant : Joëlle Turcotte et Kevin Poitras.)

Après plusieurs années à la direction du bar Le Zaricot, William Guignier vient de céder son commerce à cinq jeunes entrepreneurs, dont deux de ses anciens employés. Pour l’instant, la formule restera la même et les nouveaux propriétaires s’attelleront à renforcer les acquis. Un vent de jeunesse et de projets se fait sentir au centre-ville de Saint-Hyacinthe.

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C’est dans une atmosphère fébrile que Cédric Meunier, Kevin Poitras, Joëlle Turcotte, Jo-Annie Saint-Amand et Arianne Laliberté ont ajusté le Zaricot à leur goût. Cinq jeunes au début de la vingtaine qui se portent acquéreurs d’un bar, le phénomène est assez hors du commun et représente un défi très intéressant, selon eux.

Une chose est sûre, c’est leur passion et leur amour pour l’endroit qui les a attirés à s’investir dans le projet. « C’est une place intemporelle, c’est chaleureux », raconte Jo-Annie Saint-Amand.Kevin Poitras soutient qu’ils sont très ouverts à collaborer avec les gens du centre-ville. « On a eu beaucoup de support des différents organismes comme la SDC et le CLD […] les clients sont derrière nous, ça devient plus qu’un projet, c’est un mouvement », affirme-t-il.

Les racines du Zaricot ne changeront pas

Les travaux ne sont pas majeurs, l’apparence en général restera très semblable. « On vernit les tables, nettoie les planchers, peinture les salles de bain, etc. », explique Cédric Meunier. Ensemble, ils veulent mettre en valeur les points forts de l’endroit et jeter l’éponge sur des essais moins fructueux. « On veut garder le cachet de la place, la raison pourquoi le Zaricot est connu partout », rajoute Cédric.

La compagnie Boréale restera partenaire d’affaires principal du bar. « On veut le plus possible de produits du Québec », explique Joëlle Turcotte. Le cidre vient de Rougemont et dans les semaines à venir, la bière de la Barberie, une microbrasserie de Québec, pourrait faire son apparition au Zaricot.Les nouveaux propriétaires laissent savoir que William Guignier s’informe régulièrement de la situation. « C’est encore son bébé », blague Jo-Annie Saint-Amand. M. Guignier affirme avoir confiance en sa relève, mais il n’a toutefois pas expliqué les raisons de son départ au COURRIER.

Plus d’émergence, autant de blues et de folk

Le Zaricot a été l’hôte de plusieurs spectacles, majoritairement de blues et de folk. « S’il y a du blues à Saint-Hyacinthe, c’est en grande partie à cause du Zaricot », dit le nouveau coresponsable de la programmation, Kevin Poitras.

La nouvelle stratégie culturelle de la place restera semblable, mais étant donné que la direction est divisée entre les propriétaires, ceux attitrés à la programmation auront plus de temps pour la recherche de groupes. « On veut présenter plus d’artistes de la scène émergente tout en conservant les acquis de la salle », explique M. Poitras. L’objectif est de se servir du bar pour faire connaître le plus de groupes possible.Le bar a fermé ses portes du 5 au 8 juin afin de réaliser les travaux. Une soirée d’ouverture officielle se déroulera ce soir (jeudi) avec un trio jazz, Marco et les Torvis et Bad Uncle, un groupe de polkabilly. « On veut redonner le titre de Liverpool québécois à Saint-Hyacinthe », ajoute Cédric Meunier en référence à l’ancien titre porté par la ville dans les années 60.

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