3 juillet 2014
Claude Gagnon sur les Traces de Will James
Par: Le Courrier

Il a été célèbre chez nos voisins du Sud en tant que cowboy, écrivain et illustrateur alors que personne ne savait véritablement qui il était. Will James a été une icône du cowboy américain dans les années 1920 – 1930 et est en train de tomber dans l’oubli, mais pas pour Claude Gagnon. Le cinéaste maskoutain entreprendra, dès le samedi 5 juillet, un périple d’un an Sur Les Traces de Will James dans le but de réaliser un long-métrage sur les allées et venues de ce cowboy non pas américain, mais bien Nazairien.

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Claude Gagnon entretient le désir de réaliser un film sur la vie de Will James depuis au moins 25 ans. C’est il y a six ans qu’il a entrepris ses recherches pour démystifier l’histoire de ce personnage né Ernest Dufault de Saint-Nazaire d’Acton. Il a d’abord lu ses 24 romans, à au moins trois reprises, dans le but de comprendre le passé mystérieux que le cowboy a tenté de dissimuler en se rendant aux États-Unis.

« Will James, c’est un personnage qui a véritablement existé, confie le cinéaste Claude Gagnon. Je veux faire un long-métrage qui se tient, ce n’est pas la même dynamique que lorsqu’on fait une fiction et que, peu importe ce qu’on dit, ce n’est pas grave. Je veux improviser avec ce projet, rencontrer les gens qui l’ont côtoyé jadis, les fanatiques, visiter des endroits qu’il a déjà occupés, de l’Ouest canadien au nord-ouest des États-Unis. »Ce long-métrage n’aurait pu être possible sans l’obtention de la bourse Michel-Brault du Conseil des arts et lettres du Québec d’une valeur de 100 000 $. Avec cet argent, le cinéaste s’est procuré un véhicule de type campeur qui lui permettra de vivre ce voyage de style Road-Trip aisément, caméra et ordinateur sous la main. « Tout part d’ici, de Saint-Hyacinthe, quand on pense à Will James. Dans mes recherches, j’ai découvert que son père avait possédé un petit hôtel au coin du Grand Tronc en face de la gare, par une correspondance que j’ai lue. Dans tous ses écrits se cachent des indices quant à son passé, je vais retrouver son parcours et le rendre accessible à tous. »

Plus qu’un film

À l’ère des technologies, Claude Gagnon partagera son périple de jour en jour sur le blogue www.willjames.ca, sur Facebook, Twitter, Instagram et Youtube. Au fil du temps, les gens en apprendront encore et encore sur Ernest Dufault, et pourront même être imprégnés du mode de vie des cowboys.

« Je veux comprendre pourquoi les gens entretiennent une passion pour Will James, a-t-il avancé. Je passerai dans des Festivals où Will James est à l’honneur. Je ne le cache pas, ça ne sera pas un tournage ordonné puisque j’aime être surpris par les évènements, mais j’irai où mes recherches et mes rencontres me disent d’aller », révèle Claude Gagnon.

Un talent maskoutain

Claude Gagnon a travaillé pendant 10 ans dans le domaine du film au Japon, a reçu plusieurs prix, notamment au Festival des films du monde de Montréal et au Festival international du film de Berlin. À 65 ans, il a réalisé huit longs-métrages au cours de sa carrière et a toujours le feu sacré pour son métier.

« Quand on est passionné, on le reste toujours. Il faut dire que je fais un métier qui est toujours différent. Je rencontre plein de gens, je ramasse de l’énergie partout et maintenant, je réalise un projet qui me tenait vraiment à coeur », a-t-il conclu.

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