15 septembre 2011
Après huit saisons dans les rangs juniors
Clément Jodoin dirigera la relève du Canadien
Par: Maxime Desroches
Clément Jodoin est de retour dans l'organisation du Canadien de Montréal.

Clément Jodoin est de retour dans l'organisation du Canadien de Montréal.

Clément Jodoin est de retour dans la grande famille du Canadien de Montréal. Après un passage de huit saisons dans la LHJMQ passées avec Lewiston et Rimouski, l’entraîneur natif de Saint-Hyacinthe a pour nouveau défi de diriger les espoirs du Canadien, alors qu’il tiendra les rênes des Bulldogs d’Hamilton, le club-école de l’équipe montréalaise.

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Entre les saisons 1997-1998 et 2002-2003, Jodoin avait occupé divers postes avec le Tricolore, notamment celui d’adjoint à Alain Vigneault et à Michel Therrien, pour ensuite retourner au circuit Courteau. Bien qu’il ait savouré chaque instant passé chez les juniors, l’instructeur admet qu’il était prêt à passer à autre chose. Ce nouveau défi, il le voulait derrière le banc d’un club de hockey professionnel.

« C’est un risque que j’étais prêt à courir que celui de me retrouver sans emploi au mois de septembre. Des opportunités intéressantes se sont présentées à moi, notamment celle d’entraîner l’équipe nationale de Lettonie, mais lorsque Pierre Gauthier m’a fait cette proposition, j’ai écouté. J’étais très heureux car je désirais travailler pour le Canadien de Montréal », a-t-il précisé.

Une équipe remodelée

Avec trois décennies de hockey derrière la cravate, Jodoin s’est présenté à la première journée du camp des recrues du Canadien, lundi, avec l’intention de se familiariser avec certains jeunes joueurs qui pourraient se retrouver sous sa férule à Hamilton dans les prochains mois. Il a aussi été en mesure de discuter stratégie avec Randy Cunneyworth et Randy Ladouceur, qui ont dirigé les Bulldogs l’an dernier, avant d’être promus avec le grand club.

« Il est vrai que l’alignement est passablement différent de celui de l’an dernier (les deux meilleurs marqueurs de l’édition 2010, David Desharnais et Max Pacioretty, de même que plusieurs joueurs de soutien ont soit gradué ou quitté vers d’autres cieux). Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Ça ajoute au défi que de partir avec une feuille blanche », a poursuivi l’instructeur de 59 ans.Jodoin n’a pas manqué de souligner la présence de plusieurs joueurs québécois talentueux au complexe d’entraînement de Brossard. Il faut dire que ce sont pour la plupart des espoirs qu’il a été en mesure de voir évoluer lors de sa dernière saison avec l’Océanic. Il s’est montré particulièrement élogieux envers Michaël Bournival, un attaquant des Cataractes de Shawinigan que le Canadien a acquis en février dernier lors d’une transaction qui avait envoyé Ryan O’Byrne à l’Avalanche de Montréal.« Il ne faut pas perdre de vue qu’il a seulement 19 ans, mais on voit à quel point il a gagné en rapidité et en maturité en l’espace d’une saison. Je pense qu’il pourrait réaliser de belles choses, surtout que Shawinigan accueillera la Coupe Memorial cette année. »

Mieux protéger les joueurs

À la fin août, Jodoin a pris part, avec plusieurs personnalités du milieu du hockey professionnel comme junior, au Sommet québécois du hockey. Questionné à savoir si les multiples ateliers et panels d’experts ont permis de trouver des pistes de solutions intéressantes aux problèmes soulevés, notamment les coups à la tête et le débat récurrent sur les bagarres, le vétéran entraîneur s’est montré catégorique.

« Les bagarres n’ont plus leur place au hockey junior, ça ne fait aucun doute. Ça fait partie de la culture du hockey professionnel, mais on devrait retirer ça chez les plus jeunes. De toute façon, c’est un phénomène en voie d’instinction dans la LNH. Les bagarreurs ne sont plus ce qu’ils étaient il y a 20 ou 30 ans. »Jodoin fait ainsi écho aux propos du commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, qui avait indiqué plus tôt cette semaine vouloir adopter une position de leader afin de faire disparaître les bagarres du hockey junior canadien.« Il faut continuer de prendre des mesures afin de protéger les joueurs. On en est rendu à un point où on ne sait plus s’il nous faut un alignement de 18, 22 ou 25 joueurs tellement il y a de blessures. C’est pourtant la réalité du hockey actuel : des joueurs plus rapides et mieux entraînés. Une équipe en pleine santé, ça va se faire de plus en plus rare. S’il y a une chose que j’ai apprise en 30 ans de coaching, c’est bien qu’il ne faut jamais se fier à son plan A. Ça en prend toujours un B et un C avec toutes ces blessures. Et ce n’est pas près de changer! »

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