16 juin 2016
Comment bousiller le soccer à Saint-Hyacinthe
Par: Le Courrier
Comment bousiller le soccer à Saint-Hyacinthe

Comment bousiller le soccer à Saint-Hyacinthe

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L’Association de soccer de Saint-Hyacinthe (ASSH) gère les activités de soccer dans notre ville. Nous sommes plusieurs parents-utilisateurs des services de cette association et nous sommes déçus du travail qu’elle accomplit. Nous constatons une baisse drastique dans le nombre d’inscriptions au soccer récréatif. Nous avons l’impression que la mauvaise gestion de l’ASSH et les irritants qui en découlent sont les raisons majeures de cette diminution. Nous avons décidé de signer ce texte en espérant que les choses s’amélioreront pour le mieux cette année.

L’inscription est le premier endroit où, en tant que parents, nous pouvons vivre certaines difficultés. Le processus est loin d’être simple. Nous avons besoin de notre enfant parce qu’on le prendra peut-être en photo. Ce sera dans notre quartier ou au Centre aquatique Desjardins (confusion possible). Nous devons avoir plusieurs chèques, certains seront faits à l’ordre du FC Saint-Hyacinthe (et pas l’ASSH), d’autres à l’ordre de la corporation de loisirs de quartier. Et finalement, nous devons remplir, année après année, un formulaire (le même depuis au moins 4 ans) que nos informations aient changé ou pas.

Si on fait les choses correctement, nous croyons inscrire nos enfants à quelque chose de concret. Mais dans sa politique, l’association se réserve le droit de tout. De déplacer des enfants, de les faire jouer n’importe où et de changer le nombre de parties selon sa prérogative. Donc, nous payons très cher pour… on ne sait pas trop quoi! Des filles de 15-16-17 ans l’ont appris à leur dépend quand elles ont su que les équipes seraient centralisées et qu’elles n’étaient pas certaines de jouer avec leurs coéquipières habituelles. Devant un tel changement, certaines ont voulu se faire rembourser. Elles n’ont pas pu recevoir la somme totale à cause de la politique.

Si par mégarde nous inscrivons notre enfant en retard (oubli, impossibilité, nouvel arrivant, etc.) il sera puni par l’association, car il sera parachuté là où il y a des problèmes. Tout pour l’encourager à pratiquer ce sport.

La recherche d’entraîneurs ou d’experts techniques revient dans la cour des quartiers et ils n’ont rien pour encourager des personnes à faire ce bénévolat. Avant la fusion du récréatif et du compétitif, les coûts étaient moindres et donnaient la possibilité aux quartiers d’inciter au bénévolat. Le coût de l’inscription des enfants du coach était diminué ou encore il y avait un budget pour une récompense. Maintenant, en plus d’être déficitaires, les quartiers ne peuvent plus donner un petit avantage à des parents qui veulent s’impliquer sans tomber encore plus en déficit. Cette année, à St-Thomas-d’Aquin, les loisirs devront payer pour des entraineurs (environ 400 $ par équipe). Beaucoup de parents ne veulent plus avoir la responsabilité d’une équipe quand ils n’ont aucune information venant de l’association. Ils devenaient malheureusement les boucs émissaires de cette organisation bouetteuse.

Il est vrai que la division par quartier n’est pas la plus simple. Selon les informations que nous avons, il semblerait que l’ASSH se prépare à centraliser définitivement les activités de soccer, les sortants du cadre des quartiers. Donc, comme au hockey, les jeunes se rassembleront, des équipes se formeront et le soccer perdra sa particularité de proximité. Le pire, c’est qu’ils ont commencé avec les plus vieilles. Celles qui ont toujours joué avec leurs voisines. L’an prochain, ce sera au tour des 13-14 ans et il semble que ça descendra d’année en année. Il aurait été beaucoup plus facile de commencer avec les plus jeunes qui n’ont jamais connu autre chose. Aller des plus vieux aux plus jeunes n’aura aucun avantage, au contraire, ça créera encore plus de mécontentement et encore moins d’inscriptions pour le soccer.

Finalement, il est vrai que la situation est particulière à Saint-Hyacinthe. Il est vrai que ce n’est pas la façon la plus simple de permettre à nos jeunes de jouer à ce merveilleux sport. Par contre, selon notre opinion, tout porte à croire que peu importe les divisions d’équipes, la situation ne s’améliorera pas tant et aussi longtemps que l’organisation ne sera pas réorganisée de façon sérieuse. Nous payons entre 120 et 155 $, les quartiers sont déficitaires, les entraineurs sont bénévoles, nous nous demandons franchement où va notre argent. Bref, les irritants sont de plus en plus présents dans le soccer récréatif à Saint-Hyacinthe.

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