5 avril 2012
Conciliation études & travail et conciliation travail & études
Par: Le Courrier

Prévenir le décrochage scolaire est la prémisse de base d’Opération conciliation études travail. Cette approche vise l’action en amont des jeunes et de l’emploi, donc la prévention. L’Opération se voulait une alliance de conciliation entre les employeurs et les institutions d’enseignement pour faire en sorte que l’expérience de l’employé-étudiant se limite à occuper un emploi pendant les études. L’OCET a eu un effet non prévu, mais très heureux, celui d’amener certains employeurs à demander du soutien pour réintégrer certains décrocheurs dans un parcours de formation tout en ayant à l’esprit la logique de la conciliation. Ils à cœur le développement des compétences de leur main-d’oeuvre.

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Stéphane, Nathalie, Mathieu… des noms de jeunes qui ont décroché de leur formation sans une première qualification. Ils travaillent à temps plein pour une entreprise, ils sont performants. Un petit hic, ils ne possèdent pas les compétences nécessaires pour suivre l’évolution de l’entreprise (introduction des nouvelles technologies, de nouvelles formes d’organisation du travail, etc.). Ils n’ont pas les qualifications académiques et professionnelles qui pourraient leur permettre d’accéder à des défis professionnels à la hauteur de leur potentiel. Ils sont imprégnés d’histoire personnelle difficile, d’expérience scolaire ayant laissé des empreintes négatives. Il faut les ramener graduellement vers cette voie qui pourrait leur ouvrir des portes pour leur avenir professionnel. Leur employeur, déjà signifiant, est le « coach » qui fera la passerelle. Ce dernier a besoin d’être appuyé et accompagné par le milieu scolaire. À la Commission scolaire Saint-Hyacinthe, il y un service nommé SARCA vers lequel l’employeur pourra orienter cet employé. La conseillère en orientation attitrée à ce service visera à mieux comprendre les besoins de cet employé et fera avec lui un parcours scolaire adapté à sa réalité et à son travail. La beauté de la chose est que nous serons dans une logique inverse de l’OCET soit d’amener l’école vers l’employé pour faire en sorte de créer un nouveau trajet de conciliation études travail.Le directeur du marché des employés d’Olymel, entreprise engagée Excellence dans l’Opération conciliation études travail, collabore dans cette passerelle qui veut ramener des jeunes décrocheurs vers la formation. À ce jour, 248 entreprises sont engagées dans l’Opération conciliation études travail.

Claudie Munger, MBAAgente de développement OCETCommission scolaire de Saint-Hyacinthe450 771-1225 poste 6305 cell : 450 278-7781claudie.munger@cssh.qc.ca

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