27 août 2015
Hyper agent américain
Condamné à l’oubli
Par: Sarah Daoust Braun
Remstar Films

Remstar Films

Porté par un duo d’acteurs dynamique, une idée originale amusante et des scènes d’action à profusion,

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Mike Howell (Jesse Eisenberg) vit avec sa copine Phoebe (Kristen Stewart) dans une petite ville en Virginie. Fumeur de ­marijuana aguerri et commis au magasin général du coin, Mike manque cruellement d’ambition. Derrière son air calme et inoffensif, ce dernier est en fait le ­prototype d’une série d’« hyper agents » hautement destructeurs, capables de tuer à tout moment. Mike découvrira sa véritable nature alors qu’il tentera, lors d’une folle nuit, d’échapper à la CIA, qui a financé le programme et qui veut maintenant l’exterminer, faute de résultats ­satisfaisants.

Nima Nourizadeh signe ici son deuxième long-métrage après Project X, sorti en 2012. Il s’appuie sur un scénario de Max Landis, l’homme derrière Chronicle (2012) et Victor Frankenstein, la nouvelle adaptation du roman de Mary Shelley à l’affiche cet automne. Bien qu’efficace, la réalisation de Nima Nourizadeh, loin des fêtards adolescents de son premier film, demeure somme toute assez banale, anonyme, particulièrement dans la deuxième partie qui ­s’apparente à n’importe quel film ­d’action conventionnel, avec une bouillie de violence gratuite en prime.La mise est heureusement sauvée par Jesse Eisenberg et Kristen Stewart, qui se retrouvent presque six ans après ­

Bien qu’efficace, la réalisation de Nima Nourizadeh, loin des fêtards adolescents de son premier film, demeure somme toute assez banale, anonyme, particulièrement dans la deuxième partie qui ­s’apparente à n’importe quel film ­d’action conventionnel, avec une bouillie de violence gratuite en prime.

La mise est heureusement sauvée par Jesse Eisenberg et Kristen Stewart, qui se retrouvent presque six ans après ­Adventureland. Leur complicité bien ­sentie et leur jeu introverti en font les ­interprètes idéaux pour incarner un couple de « poteux » un peu désemparés par la tournure des événements.

American Ultra se démarque surtout pour son ton cynique et désinvolte et son humour ironique, particulièrement dans la première partie. L’esthétique du film, avec entre autres une jolie séquence d’animation au ­générique, rappelle d’ailleurs celle de la bande dessinée. Malgré un joyeux déploiement appuyé par un ensemble d’acteurs enthousiastes et énergiques et une idée de départ ­attirante, le film manque une signature forte, un petit quelque chose qui pourrait marquer les annales cinématographiques.

L’esthétique du film, avec entre autres une jolie séquence d’animation au ­générique, rappelle d’ailleurs celle de la bande dessinée.

Malgré un joyeux déploiement appuyé par un ensemble d’acteurs enthousiastes et énergiques et une idée de départ ­attirante, le film manque une signature forte, un petit quelque chose qui pourrait marquer les annales cinématographiques.

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