17 décembre 2015
RAM Power Wagon
Conduire plus grand que soi
Par: Marc Bouchard

Photos Marc Bouchard

Photos Marc Bouchard

Les mauvaises langues et quelques amis diront qu’au fil des ans, mon tour de taille a pris quelques centimètres, au détriment de ma forme physique, ce qui rend parfois la conduite de certains véhicules sportifs moins élégante. Ce qui n’est pas totalement faux, mais cette fois, en oubliant le côté sportif, j’ai trouvé le véhicule idéal pour moi : le RAM Power Wagon.

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Vous avez un doute? Ne doutez plus, je vous l’assure. Car en plus d’être issu de la plateforme du RAM 2500 heavy duty, un camion déjà fort imposant, le Power ­Wagon ajoute des pneus de 33 pouces de hauteur, des suspensions monotubes Bilstein surélevées de 5 centimètres, et un ensemble hors route imposant.

Bref, le camion fait plus de 6 mètres (dans la version Crew Cab de mon essai) de longueur hors tout, plus de 2 mètres de largeur et un tantinet plus en hauteur. Un véritable monstre sur roues… avec lequel j’ai eu un plaisir fou.

Évidemment, on n’achète pas un ­véhicule de cette dimension pour un usage urbain. Le Power Wagon a définitivement une personnalité hors route, et il en a toutes les capacités.

Sous le capot, le moteur V8 Hemi de 6,4 litres se démène avec une frénésie agréable. Il faut dire que ses 410 chevaux sont les bienvenus pour déplacer la masse de ce mastodonte, tout comme les 429 livres-pied de couple. Cet ­ensemble procure des capacités de travail intéressantes, fournissant une capacité de remorquage supérieure à 7000 livres, et une capacité de charge de plus de 3300 livres. Bref, le Power Wagon n’a pas envie de s’en laisser imposer.

La véritable nuance de ce camion ­cependant, c’est dans l’équipement hors route qu’on la trouve. Il compte, par exemple, sur un système à 4 roues ­motrices qui emploie un boîtier de transfert manuel à prise temporaire avec ­passage à la volée. En termes clairs, cela signifie simplement qu’il n’est pas nécessaire de s’immobiliser totalement pour pouvoir enclencher les 4 roues motrices du Power Wagon.

Ajoutons à cela la présence de différentiels avant et arrière à verrouillage ­électronique et la barre antiroulis avant à déconnexion électronique, et un rapport inférieur de 2,64 : 1, et vous aurez en place un système remarquablement efficace dans toutes les conditions.

Pour compléter le tout, en mode Low (lorsque le rouage intégral utilise la gamme basse), le camion augmente le nombre de révolutions moteur de 100 tr/m, rendant ainsi le contrôle de l’accélérateur plus ­facile, et la maitrise du véhicule plus agréable à très basse vitesse.

Pour faciliter aussi l’accès à toutes les surfaces, le Power Wagon a une garde au sol haute de plus de 35 centimètres, et un angle d’approche intéressant, bien que limité par la présence d’un treuil Warn logé dans le pare-chocs avant, histoire de se sortir des mauvais pas sans ameuter toutes les remorqueuses disponibles.

On a aussi limité le nombre ­d’accessoires extérieurs capables de nuire à une bonne circulation hors ­sentier. Le résultat, c’est que le Power ­Wagon est livré sans marchepied, un défi pour un camion de cette taille. Je vous laisse imaginer la scène de votre humble serviteur, s’agrippant de toutes ses forces à la poignée intérieure pour se hisser ­derrière le volant. La chose était encore plus jolie à regarder en descente, alors qu’il me fallait littéralement glisser jusqu’au sol. Ma soeur a réglé le problème : elle a trainé son escabeau avec elle pour m’accompagner lors de randonnées.

Bien équipé

Les capacités mécaniques ne sont cependant pas les seules qualités de ce lourd véhicule. L’habitacle est aussi vaste qu’on aurait pu l’imaginer, capable de recevoir six passagers (trois à l’avant et autant à l’arrière) et est muni d’un écran ­d’affichage multifonction 8,4 pouces et du système multimédia Uconnect, d’une caméra de recul, et de toute une gamme d’accessoires de série ou optionnels (comme le système de navigation) qui viennent fournir un peu de confort ­supplémentaire dans cet environnement.

La question qui demeure, cependant, c’est celle de la consommation. Bien sûr, elle est imposante, mais j’ai tout de même réussi à maintenir une moyenne inférieure à 12 litres aux 100 kilomètres sur la route.

Le RAM Power wagon n’est pas pour tout le monde. Ni pour un usage ­quotidien, à moins d’opter pour des conditions particulières. Mais en matière de jouet de grand format, bien peu de choses ne l’égalent.

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