17 septembre 2020
Conduire vert : Mitsubishi Outlander PHEV et Hyundai Ioniq EV
Par: Marc Bouchard

Photos Hyundai et Mitsubishi Canada

Photos Hyundai et Mitsubishi Canada

Septembre est, pour l’Association des journalistes automobiles du Canada, le mois de la conduite verte. En quelques mots, ses membres, dont je fais partie, sont invités à parler plus que jamais de conduite écologique. Et à tester, dans la mesure du possible, des véhicules propres.

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Le hasard a bien fait les choses puisqu’au cours des derniers jours, ce n’est pas un, mais deux véhicules verts que j’ai eu l’occasion de mettre à l’épreuve. Une bonne chose puisque, même si les deux sont techniquement des véhicules électrifiés, leur technologie est tellement différente qu’elle exige une explication précise, et un essai plus détaillé.

Mitsubishi Outlander PHEV

Cet utilitaire Mitsubishi n’est pas un inconnu. Le Outlander lui-même existe depuis quelques années, et la version PHEV (pour Plug-in Hybrid Electric Vehicle) a aussi un peu d’ancienneté sur notre marché. On a d’ailleurs un peu hâte, il faut bien l’avouer, d’avoir une version renouvelée. Car malgré ses qualités, sa faible autonomie électrique le rend encore un peu déficitaire face à la concurrence.

En fait, après 2,5 heures de recharge sur une borne de niveau 2, vous ne pourrez engranger de l’autonomie que pour une quarantaine de kilomètres seulement, et dans les meilleures conditions. Sur une prise standard, multipliez au minimum cette période de recharge par trois.

Il existe un mode qui permet de recharger en roulant à l’aide du moteur à essence. Mais le bruit provoqué par le moteur utilisant cette fonction rend le tout un tantinet agressant et surtout peu pratique. Une fois les 35 kilomètres (la cote officielle) écoulés, c’est le moteur 4 cylindres 2,5 litres qui prend le relais. Il manque de puissance en accélération, mais joue bien son rôle en zone urbaine. En revanche, ne comptez pas l’économie de carburant comme un atout. Il faudra compter un peu plus de 9 litres aux 100 kilomètres.

Mais attention, tout n’est pas négatif, tant s’en faut. Le Outlander a la meilleure garantie de l’industrie, propose une conduite agréable et, surtout, permet de disposer d’un vaste espace intérieur. La preuve : nous avons franchi plus de 350 kilomètres au total avec quatre adultes et deux imposants toutous, auxquels il faut ajouter les bagages et l’épicerie pour plusieurs jours. Et jusqu’à maintenant, tout le monde se parle encore!

Non, le Outlander PHEV n’offre pas la plus grande efficacité énergétique. Mais il faut bien avouer que cette lacune est compensée par ses avantages d’espace et de conduite. N’est-ce pas aussi ce que l’on recherche sur un utilitaire sport?

Hyundai Ioniq EV

Hyundai avait pris tout le monde par surprise en proposant sa Ioniq en trois versions : une version hybride, une hybride rechargeable et une version 100 % électrique. Pour 2020, on ne change pas la recette, même si on améliore quelques éléments.

La version électrique, par exemple, dispose désormais d’une autonomie de 275 kilomètres. Et étonnamment, ma période d’essai de 7 jours m’a permis de constater que la Ioniq affiche probablement l’évaluation la plus précise. Pour chaque randonnée mesurée, j’ai obtenu la même consommation que la distance parcourue. Ce qui, dans le monde de la voiture électrique, est particulièrement exceptionnel.

Au-delà de l’autonomie cependant, il faut voir la Ioniq comme une berline compacte plutôt confortable. À l’image des autres véhicules coréens, elle dispose d’une longue liste d’équipements, un espace surprenant pour les passagers (même si l’espace de chargement est moins remarquable), et une conduite correcte.

Pas question de conduite sportive cependant puisque l’usage du mode sport disponible diminue de façon marquée l’autonomie. Et de toute façon, soyons honnêtes, ce n’est certainement pas la fonction principale de la Hyundai Ioniq, dont la direction gagnerait tout de même à être plus sensible.

Petit détail intéressant : la Hyundai Ioniq électrique est aussi dotée d’une longue liste d’équipements de sécurité, incluant l’aide au maintien en voie et l’assistance au freinage, qui la place parmi les plus sécuritaires sur le marché, selon l’IIHS.

En résumé

Non, les voitures électriques ou hybrides branchables ne sont pas exactement comparables aux véhicules à essence traditionnels. Mais peu importe la technologie, elles sont capables de répondre aux besoins de biens des automobilistes. Il est vrai qu’elles exigent quelques changements de conduite et quelques nouvelles habitudes. Au-delà de l’autonomie cependant, les véhicules eux-mêmes sont largement assez compétents pour offrir aux familles une alternative intelligente.

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