26 décembre 2019
Confusion autour de l’enseigne de la Taverne Richelieu
Par: Olivier Dénommée

Officiellement, l’enseigne de l’ancienne Taverne Richelieu n’a pas le droit d’être allumée, mais les propriétaires ont fait une exception le temps d’un cliché à la demande du COURRIER. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Un texte paru dans LE COURRIER de la semaine dernière révélait que l’enseigne de l’ancienne Taverne Richelieu, abritant dorénavant un salon de coiffure, avait été complètement restaurée pour 20 000 $, mais que la Ville de Saint-Hyacinthe n’avait pas accordé la permission au propriétaire pour l’allumer. Cela pourrait changer en 2020 dès que d’apparents problèmes de communication entre les différentes parties seront réglés.

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Le copropriétaire de la bâtisse, Christopher Runte, n’a pas caché sa déception de voir son enseigne, qu’il voit comme un important symbole patrimonial au centre-ville maskoutain, ne pas pouvoir briller de tous ses feux comme à l’époque, mais respecte la décision qu’il a reçue du Service de l’urbanisme de la Ville. « C’est dommage parce que je sais que ça serait encore plus beau si on pouvait l’allumer! » Il ajoute qu’il avait déjà entamé les démarches pour remettre à neuf les néons de l’enseigne lorsqu’il a appris d’un urbaniste qu’il n’aurait pas le droit de les allumer. M. Runte a présumé que l’interdiction venait plutôt du politique que du bureaucratique.

Or, le conseiller municipal du secteur, Jeannot Caron, assure que le politique n’a pas mis de bâtons dans les roues des propriétaires. Au contraire, il promet même d’amener la question à ses collègues du conseil au retour des Fêtes pour que cette situation soit corrigée. « J’aimerais vraiment qu’elle allume, mais pour vivre tout près, je peux dire qu’on la voit quand même très bien la nuit, même sans lumière! », a-t-il commenté.

Et du côté de la SDC centre-ville, la directrice générale Laurie Brault a reconnu n’avoir pris connaissance de cette problématique qu’en lisant le journal jeudi dernier. « Nous n’avons pas été interpellés par les propriétaires sur ce dossier et nous n’avons aucune idée de la raison pour laquelle ils n’ont pas encore droit d’allumer l’enseigne, mais elle fait partie de notre paysage et on ne pense pas qu’elle serait dérangeante, même illuminée. »

Un simple oubli?

Après avoir fait une demande d’entrevue au Service de l’urbanisme pour en savoir plus sur la nature exacte du refus, c’est la directrice des communications à la Ville de Saint-Hyacinthe, Brigitte Massé, qui a retourné l’appel. « Dans le permis émis le 10 octobre, il n’y avait aucune mention qu’il y aurait de l’éclairage dans l’enseigne. Je ne peux que conseiller aux propriétaires de faire une demande en ce sens et de s’assurer de se conformer avec le règlement en vigueur. » Mme Massé ne s’avance pas pour garantir qu’une nouvelle demande à l’urbanisme règlerait rapidement la situation, mais ne voit pas une autre raison qu’un simple oubli pour justifier cette interdiction.

À la lumière des informations reçues, Christopher Runte s’est avoué surpris de l’argument administratif amené par la Ville, mais a bien l’intention de refaire une demande de permis en bonne et due forme en 2020 pour véritablement mettre en valeur son enseigne.

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