24 septembre 2015
Congrès : que de questions sans réponses
Par: Le Courrier
publicité

À la suite de la lecture de l’article paru dans l’édition du 17 septembre du Courrier de Saint-Hyacinthe, page B3, intitulé : Lobbying ­intense de Beauward auprès de la Ville, je me pose des questions. Si je me fie à ce qui a été écrit dans le ­journal local, et aux commentaires que j’ai ­entendus, j’en viens à la conclusion qu’il y a encore beaucoup d’informations qui n’ont pas été révélées.

Selon la chronologie des événements, la Ville a d’abord annoncé son intention de mettre en place un projet de construction d’un centre des congrès attenant à un ­hôtel. C’est un projet qui plaît à ­l’ensemble de la population maskoutaine. La Ville prévoit acheter un terrain et négocier le projet à ses conditions. Deuxième point positif et favorable aux gestionnaires de la Ville.

Mais… les plans changent. La Ville finit par accepter une entente de bail emphytéotique de 40 ans avec une entreprise québécoise à numéro associée à l’entreprise Les Centres d’achats Beauward (propriétaire des Galeries St-Hyacinthe). La Ville est prête aujourd’hui, à investir 23 M$ pour remettre au terme du bail cet investissement au propriétaire de ­l’ex-complexe hôtelier maskoutain qui en décembre 2014, avait déjà proposé à la Ville la conception et la construction d’un complexe qui devait tout inclure : hôtel, centre des congrès, commerces, espaces de bureaux. Mais aujourd’hui, ce n’est plus vrai. Le Groupe Robin, propriétaire de terrains dans la même zone de la ville, a manifesté de l’intér��t pour le projet. Il pouvait lui aussi, proposer la conception et la construction d’un centre des congrès sur un terrain en bordure de la route 20, et la Ville aurait pu en faire l’acquisition et demeurer propriétaire. L’accès à ce site existe déjà et de plus, on peut y accéder sans feu de circulation. Peut-on se ­demander si la Ville a réellement ­manifesté de l’intérêt face à cette proposition sans lobbyiste, entamé une ­certaine forme de négociation et du même coup, tenté d’encourager un ­entrepreneur local? Pourquoi faut-il ­investir 23 M$ sur un terrain qui n’appartient pas à la Ville?

Nous les contribuables, aurons subventionné annuellement 575 000 $ (plus les ­intérêts et autres surprises) pendant 40 ans pour se retrouver les mains vides?

La Ville a de toute évidence été incapable d’identifier un terrain libre en bordure de la route transcanadienne, un terrain qui pourrait donner de la visibilité à Saint-Hyacinthe, la Jolie plutôt que d’accentuer Saint-Hyacinthe, la DÉ-CE-VANTE?

À toutes mes questions, personne ne me propose de réponses logiques et pratiques. Est-ce parce que le projet (on l’appelle ­encore projet) ou les détails de l’entente entre la Ville et Les Centres d’achats Beauward n’ont pas été rendus publics par la Ville de Saint-Hyacinthe? Nous les contribuables avons hâte d’en être informés.

image