9 août 2012
Projet résidentiel stoppé
Consternation à Saint-Damase
Par: Le Courrier
Le maire de Saint-Damase, Germain Chabot, se demande bien où le gouvernement veut en venir en nuisant aux municipalités rurales.

Le maire de Saint-Damase, Germain Chabot, se demande bien où le gouvernement veut en venir en nuisant aux municipalités rurales.

En annulant un projet essentiel à la vitalité de Saint-Damase dans le seul but de favoriser la région de Montréal, le gouvernement du Québec a profondément déçu le maire de la municipalité, Germain Chabot.

« C’est affreux! Ils vont tuer nos municipalités rurales. On ne peut pas ratatiner, on a besoin de ce développement là! », s’insurge-t-il. Lui qui a tout tenté pour faire renverser la vapeur n’a obtenu aucun support des représentants du ministère des Affaires municipales, des régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), que ce soit à Québec ou à la direction régionale du Ministère.

Ces dernières années, Saint-Damase a pu se développer au rythme de 14 ou 15 nouvelles maisons par année grâce à une banque de lots résidentiels qui arrive à épuisement. Sans le nouveau projet de 90 maisons que le ministre Clément Lessard vient de tuer dans l’oeuf, il ne reste de l’espace que pour 12 ou 20 maisons selon le type de construction, de quoi tenir une autre année à peine, signale le maire Chabot. « La demande est forte. Nous avons 750 emplois à Saint-Damase répartis dans des entreprises importantes comme Olymel, Exceldor, Damafro, Meuble Saint-Damase et Lassonde, sans compter tous les emplois en agriculture et dans deux grosses entreprises de transport, Choquette et Damco. De plus en plus, les jeunes veulent s’approcher de leur travail et les gens plus âgés veulent demeurer dans leur village. Il y a un intérêt majeur (pour Saint-Damase) et nous, nous devons donner des services », fait valoir le maire Chabot.Il croit que le gouvernement fait fausse route en voulant priver les milieux ruraux d’une certaine croissance. « Notre gouvernement nous dit qu’il faut garder les régions vivantes, mais d’un autre côté, il ferme la porte à leur développement. On s’en va où comme ça? Qu’est-ce qui va arriver dans nos municipalités rurales? », s’interroge-t-il.M. Chabot a expliqué que c’est surtout parce que la zone urbaine de Saint-Damase est déjà densément occupée que la CPTAQ a accepté que 13,1 hectares d’une terre cultivée pour le maïs et s’étendant au nord de la municipalité, derrière l’école et l’église, soient détachés de la zone agricole à des fins résidentielles. L’une des voies d’accès au lotissement aurait permis l’aménagement d’un débarcadère pour l’école, projet qui devra maintenant être abandonné. « C’était le site idéal pour du développement, au centre du village et à côté de l’école », fait-il valoir.Il espère que la prochaine campagne électorale lui donnera l’occasion de revenir sur toute cette affaire. « Si j’ai la chance de poser des questions à la candidate libérale, je vais le faire, c’est sûr », promet-il.

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