12 mars 2020
Deux cas identifiés
COVID-19 arrive en Montérégie
Par: Benoit Lapierre

Un homme qui craignait d’avoir contracté le coronavirus au cours de son voyage en France serait passé par l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier le 5 mars, deux jours après son retour au Québec. Photothèque | Le Courrier ©

Preuve qu’aucun coin du monde n’est à l’abri de ce nouveau virus, les deux premiers cas de résidents de la Montérégie atteints du coronavirus (COVID-19) ont été rapportés par la Santé publique au cours des derniers jours.

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Ces personnes, qui avaient des raisons de croire qu’elles pouvaient être infectées du coronavirus, se sont rendues à l’urgence d’hôpitaux de la région – dont l’une à l’Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe – pour y être examinées, après quoi elles sont retournées à la maison sur les recommandations du médecin.

« Elles vont rester en isolement à leur résidence durant 14 jours », a indiqué Chantal Vallée, agente de communication du CISSS Montérégie-Centre, sans donner de précisions sur les lieux de résidence de ces deux citoyens et les hôpitaux concernés.

Elle a révélé que le premier de ces deux cas était celui d’un homme qui est rentré d’un voyage en France le 3 mars. Le jeudi 5 mars, il a appris qu’il avait été en contact avec une personne infectée durant son séjour en France, et a aussitôt contacté Info-Santé. « Il présentait peu de symptômes », a souligné Mme Vallée.

Il s’agirait du patient qui est passé par l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier, selon des informations que la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, dit avoir obtenues de l’urgentologue de l’hôpital. « Il ne faut pas toujours croire ce qu’on lit sur les réseaux sociaux parce qu’il y a des rumeurs et, malheureusement, les gens sont inquiets. Il y a un seul cas à Saint-Hyacinthe. Le patient n’a jamais attendu dans la salle d’attente. Aussi, le gouvernement a mis trois cliniques qui vont être dédiées à la détection de la maladie. On ne laissera pas la population dans l’ignorance », a publié la députée Soucy sur Facebook.

L’autre cas, a révélé Chantal Vallée, est celui d’une femme revenue d’une croisière sur un navire qui aurait notamment fait escale au Mexique, selon ce que nous avons appris. Cette dame, qui présentait des symptômes du COVID-19, a été contactée par la Santé publique le 6 mars pour qu’elle subisse un examen.

Les premières analyses ont été effectuées au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ), mais les tests concluants devaient être effectués au Laboratoire national de santé publique de Winnipeg (LNSP). Entretemps, ils demeuraient qualifiés de « cas probables », a nuancé Mme Vallée lundi. Mais mercredi, elle a confirmé qu’il s’agissait bel et bien de cas de COVID-19. Notons que depuis le 9 mars, le LSPQ n’a plus à envoyer ses échantillons à Winnipeg pour obtenir une confirmation du LNSP quant à la présence, ou pas, du coronavirus.

« Les personnes qui ont des doutes sur leur état doivent contacter Info-Santé 811, qui les dirigera vers l’endroit le plus approprié. Nos hôpitaux ont tout ce qu’il faut pour accueillir ces gens-là », rappelle Mme Vallée.

En date d’hier, huit cas de personnes atteintes du coronavirus ont été confirmés au Québec, dont deux en Montérégie. Le gouvernement a décrété l’ouverture de trois cliniques spécialisées dans le dépistage du coronavirus : l’une dans les anciennes urgences de l’Hôtel-Dieu de Montréal, une seconde à Québec qui devait ouvrir ses portes hier et une troisième en Montérégie-Centre, plus précisément à la Clinique Azur, du boulevard Taschereau à Greenfield Park, qui sera opérationnelle à compter du 16 mars.

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