29 octobre 2020
COVID-19 : ça ne dérougit pas dans la MRC
Par: Maxime Prévost Durand

Malgré une tendance à la baisse en Montérégie au chapitre des nouveaux cas de COVID-19 , les chiffres demeurent plutôt élevés à Saint-Hyacinthe et dans les environs. Avec 141 nouveaux cas rapportés entre le 20 et le 26 octobre, la MRC des Maskoutains figure au deuxième rang des MRC ayant cumulé le plus de cas en Montérégie durant cette période, tout juste derrière l’Agglomération de Longueuil qui en compte 223.

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En date de mercredi, le nombre de cas actifs dans la MRC s’élevait quant à lui à 311 personnes, un chiffre qui n’a jamais été vu pour le territoire maskoutain depuis le début de la pandémie.

Selon la Direction de santé publique de la Montérégie, près de 40 % des nouveaux cas dans la MRC des Maskoutains sont liés à une éclosion.

« Plusieurs milieux sont touchés (travail, écoles, milieux de vie pour aînés, Dooly’s, etc.), mais il y a aussi une transmission communautaire, avertit l’agente d’information Chantal Vallée. Tous les milieux sont à risque, d’où l’importance de limiter ses contacts. »

Par ailleurs, on apprenait, lundi, que les mesures restrictives liées à la zone rouge vont se poursuivre pour quelques semaines encore. Le gouvernement québécois a indiqué que ces mesures associées aux régions ayant atteint le palier d’alerte maximale seront maintenues jusqu’au 23 novembre, mais qu’une révision pourrait survenir dans deux semaines si une amélioration notable de la situation est constatée.

Nouveaux décès chez nos aînés

Malheureusement, une dizaine de personnes positives à la COVID-19 sont décédées dans les derniers jours dans des résidences privées pour aînés de Saint-Hyacinthe touchées par des éclosions.

À la Villa St-Joseph, le nouveau bilan fait état de sept décès, soit six de plus que la semaine précédente. À la Résidence Bourg-Joli, ils sont trois à avoir perdu la vie après avoir été déclarés positifs à la COVID-19, tandis que la Résidence Chartwell Sainte-Marthe a pleuré la mort d’un de ses résidents, selon les données rendues disponibles par le ministère de la Santé.

Malgré un bilan qui s’est alourdi, le portrait s’éclaircit tout de même pour la Villa St-Joseph. Après avoir surpassé la quarantaine de cas au plus fort de son éclosion, elle ne dénombrait plus que 11 cas chez ses résidents mardi. De ce nombre, trois se trouvaient à la résidence, trois avaient été transférés à l’unité dédiée à la COVID-19 du Centre d’hébergement René-Lévesque de Longueuil et cinq étaient hospitalisés, a informé le propriétaire de la résidence, Guillaume Dumas.

Du côté de la résidence Bourg-Joli, on rapporte toujours 36 cas, selon les relevés officiels du Ministère, tandis qu’une dizaine de cas sont associés à la Résidence Sainte-Marthe.

À ce niveau, la liste gouvernementale sur la situation dans les milieux de vie pour aînés semble avoir connu une amélioration dans la fiabilité de ses données dans les derniers jours, avec des chiffres qui seraient plus représentatifs de la réalité.

Un suivi a été tenté auprès du Séminaire de Saint-Hyacinthe, mercredi après-midi, mais il n’a pas été possible d’avoir de nouveaux détails au sujet de l’éclosion qui l’affectait depuis la semaine dernière.

Hausse de cas dans le milieu scolaire

Dans nos écoles, le nombre de cas répertoriés au sein des établissements du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH) a plus que doublé depuis la semaine dernière, passant de 20 à 45 cas. Ceux-ci sont dispersés dans une douzaine d’écoles différentes.

On remarque particulièrement une hausse du côté de l’école professionnelle de Saint-Hyacinthe, où on rapporte maintenant 19 cas, dont 14 seulement à l’immeuble Casavant. Près de 80 élèves, étudiant dans l’un des trois établissements de l’EPSH, ont dû être placés en isolement préventif.

Dans les autres écoles touchées, on dénombre moins de trois cas par établissement, à l’exception de la polyvalente Hyacinthe-Delorme qui compte six cas et de l’école Saint-André d’Acton Vale qui en compte cinq. Plusieurs dizaines de jeunes sont en isolement préventif.

« Tous les élèves et membres du personnel ayant possiblement eu un contact avec un cas de COVID-19 sont placés rapidement en isolement préventif dans le but d’éviter toute possibilité de transmission, a rappelé la régisseuse aux communications du CSSSH, Esther Charrette. Si un parent ne reçoit pas de consigne d’isolement pour son enfant, c’est que la santé publique estime qu’il n’y a pas eu de contact à risque. »

Dans le réseau privé, l’École secondaire Saint-Joseph, le Collège Saint-Maurice et la Petite Académie apparaissent toujours sur la liste du gouvernement.

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