25 mars 2021
COVID-19 : des Maskoutains testés positif racontent leur cheminement
Par: Véronique Lemonde

« Avec le recul, nous nous sommes rendu compte que personne n’avait eu les mêmes symptômes de la COVID. Chacun l’a vécue très différemment. » C’est le constat de Marie-Michèle St-Pierre, agente de relations humaines au CISSS de la Montérégie-Est, qui a contracté la COVID en novembre dernier, tout comme ses parents avec qui elle habite.

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Mal de dos, de tête, douleurs musculaires, fièvre, grande fatigue, perte d’appétit, d’odorat, problèmes respiratoires, le tout dans l’ordre ou le désordre, avec un seul ou plusieurs symptômes, tous les chemins sont possibles avec la COVID.

Pour Bruno Adam, enseignant à l’EPSH et président de l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe, la COVID a été une réelle épreuve de la mi-décembre au 31 janvier. Les séquelles sont encore perceptibles pour celui qui a passé le temps des Fêtes couché avec des pointes de fièvre importantes, tout comme sa femme.

« Nos trois enfants de 12, 15 et 17 ans l’ont aussi attrapée, mais ils n’ont pratiquement rien ressenti. Pour moi surtout, cela a été une pente descendante jusqu’à la fin de janvier. Je n’ai pas été hospitalisé, mais je suis allé cinq fois à la clinique COVID que le CLSC tient pour ceux qui n’ont pas de médecin de famille. Le tout a viré en pneumonie pour moi, tandis que ma femme a surtout eu une très grande fatigue durant deux semaines », indique Bruno Adam en entrevue téléphonique.

Du côté de Marie-Michèle St-Pierre, la COVID l’a seulement rendue très fatiguée. « Ma mère a surtout eu les symptômes d’un rhume typique, tandis que mon père n’a pas mangé durant une semaine. Il avait très mal au dos aussi. Tous ces symptômes étaient tellement différents chez chacun de nous que nous ne soupçonnions pas vraiment la COVID au départ. C’est seulement après mes premiers symptômes et mon test de dépistage positif qu’ils sont aussi allés se faire dépister, mais ils avaient déjà une semaine d’avance sur mes symptômes », rapporte Mme St-Pierre.

Des impacts variables

Pour Bruno Adam et sa famille, la COVID a véritablement eu un fort impact. Âgé de seulement 49 ans, M. Adam est retourné travailler en février, près de deux mois après son test positif. « Je me considère quand même chanceux, même si j’ai eu de très forts symptômes. Mais ce fut difficile de remonter la pente. Au début, j’allais marcher un simple coin de rue à l’extérieur et cela me demandait un super effort. Je me tenais à un arbre pour reprendre mon souffle! Je reste encore très fatigué et mon goût est encore légèrement altéré. Pour tout dire, nous avons eu un vrai repas avec nos enfants pour rattraper le temps des Fêtes seulement à la Saint-Valentin! Disons que même si je suis retourné au travail, je me couche très tôt le soir venu. »

Marie-Michèle et ses parents ont été beaucoup plus chanceux avec des symptômes somme toute assez modérés. « Ma mère est portière à l’Hôtel-Dieu et elle est très rapidement retournée au travail. Notre plus grande crainte, ce fut pour mon père qui est diabétique et qui a des problèmes cardiaques. Nous ne voulions vraiment pas qu’il contracte la COVID, mais tout a finalement bien été dans son cas et personne n’a de séquelles aujourd’hui », de dire Mme St-Pierre, qui doit tout de même composer avec un épisode d’eczéma, ce qui serait un effet post-COVID.

Pour cette dernière, les impacts sociaux et psychologiques du confinement pèsent plus fort dans la balance. « Quand nous avons appris que nous avions la COVID, nous étions très mal à l’aise d’appeler notre entourage pour les avertir, c’est tellement vu “gros” dans les médias et nous avions côtoyé quelques personnes la semaine avant, avec masque. Mais personne ne l’a attrapée à part nous. Ce sont ces mêmes personnes de notre entourage qui nous ont aidés et qui nous déposaient nos épiceries sur le balcon de la maison durant notre rétablissement. Maintenant, j’ai très hâte que les mesures de confinement soient levées, car c’est dur sur le moral. Nous comptons beaucoup sur la vaccination », conclut-elle.

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