4 juin 2015
Carte postale d’Isabelle Nicolas
Da Nang, le secret le mieux gardé du Vietnam
Par: Jennifer Blanchette
La Maskoutaine et soprano Isabelle Nicolas sur les plages magnifiques de Da Nang, au Vietnam.  Photo courtoisie

La Maskoutaine et soprano Isabelle Nicolas sur les plages magnifiques de Da Nang, au Vietnam. Photo courtoisie

Vaut mieux ne pas manger avec ses yeux au Vietnam, car on risque de passer à côté de saveurs délicieuses, comme celles qu’offre ce poisson-serpent. Photo courtoisie

Vaut mieux ne pas manger avec ses yeux au Vietnam, car on risque de passer à côté de saveurs délicieuses, comme celles qu’offre ce poisson-serpent. Photo courtoisie

Le portrait de Da Nang a bien évolué au cours des dix dernières années. Reconnue surtout pour ses plages magnifiques, cette ville vietnamienne, bordée par une mer éponyme, a profité de l’essor économique pour garnir son carnet d’activités tout en conservant sa touche

publicité

C’est un contrat d’enseignement de l’anglais qui a amené la femme de 29 ans, née à Saint-Hyacinthe puis partie à la conquête de l’Europe afin de se tailler une place dans le monde du chant classique, à séjourner deux mois à Da Nang, cet hiver.

« La compagnie pour laquelle travaille mon conjoint venait d’ouvrir un siège social dans la ville et ils avaient besoin de quelqu’un pour coacher les employés en anglais », explique la soprano.

Selon elle, Da Nang est « le secret le mieux gardé du Vietnam ». Avec son fameux Dragon Bridge (pont dragon) cracheur de feu, la ville a de quoi surprendre et émerveiller. En soirée, les nombreuses autres structures enjambant la rivière Han brillent de tous leurs feux, donnant une couleur particulière à la cité.

Pour bien profiter de cette ambiance électrisante, Isabelle suggère d’aller déambuler du côté de l’artère festive Bach Dang, idéale pour prendre une bouchée ou siroter un verre.

« Il faut absolument se lier d’amitié avec les Vietnamiens, car ils vont t’amener manger dans les meilleurs endroits! C’est un peuple très accueillant et plus ouvert que dans les grandes villes », note la Maskoutaine, qui avait déjà fait le saut au Vietnam, en novembre, avant de s’installer à Genève.

L’expérience culinaire a d’ailleurs fortement teinté les souvenirs de la voyageuse, tant au niveau des aliments consommés que des traditions qui sont parfois à mille lieues des nôtres. « Là-bas, ils mangent tout : la crevette avec la tête ou le calmar frit avec ses organes. Mais, la cuisine est tellement délicieuse qu’il ne faut pas trop y penser! »

Ses sorties dans les restaurants typiques lui ont toutefois laissé un arrière-goût plus amer, non pas en raison de la nourriture, mais plutôt pour des questions de salubrité. Après avoir mangé, il est coutume pour les Vietnamiens de jeter tous leurs déchets par terre et d’écraser leurs canettes de bière au sol. « Disons qu’à la fin de la soirée, il y a des odeurs désagréables, mais tout est nettoyé et c’est propre dès le lendemain », souligne Isabelle.

Jamais trop blanche

Entre midi et 15 h, les Vietnamiens évitent d’aller à l’extérieur et prolongent cette restriction jusqu’à 17 h dans le cas de la plage. « C’est que les femmes ne veulent pas être bronzées! Être bronzé signifie que tu es campagnard et donc pauvre. On me disait toujours : tu es bien blanche! Et je ne savais pas trop si c’était un compliment », se souvient la Maskoutaine.

Bien heureuse de transformer son teint clair en une cuirasse dorée, Isabelle a profité des eaux translucides de la Source aux éléphants pour faire du kayak et prendre du soleil. « C’est vraiment un highlight du voyage! L’eau coule des montagnes donc c’est très rafraîchissant. Tu peux te baigner au pied de la source dans les bassins qui y sont formés », relate-t-elle.

Elle a également apprécié sa visite à la montagne aux singes Son Tra. Comme son nom l’indique, on peut y apercevoir de nombreux petits singes tous plus mignons les uns que les autres.

Aller se ressourcer du côté des temples bouddhistes figure aussi sur la liste des incontournables d’Isabelle. Une petite excursion qui permet de s’éloigner du rythme parfois infernal de Da Nang, avec ses nombreuses motocyclettes, ses bruits de klaxons incessants et son niveau sonore assez élevé. « Si tu veux traverser là-bas, les gens qui circulent dans la rue vont juste te contourner. Au début, on hésitait un peu, mais finalement, il faut seulement que tu traverses », indique la chanteuse d’opéra.

Le combo chaleur/bruit, assez « drainant » par moment, n’a pas suffi à détrôner le Vietnam des destinations coups de coeur d’Isabelle. Pour une fille qui n’avait pas vraiment d’attrait pour l’Asie, elle rêve maintenant d’en explorer toutes les contrées.

image