16 août 2018
Parti québécois de Saint-Hyacinthe
Daniel Breton bien en selle
Par: Benoît Lapierre
Daniel Breton a notamment accueilli la vice-cheffe du Parti québécois et députée de Joliette, Véronique Hivon, à sa soirée d’investiture du 9 août au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Daniel Breton a notamment accueilli la vice-cheffe du Parti québécois et députée de Joliette, Véronique Hivon, à sa soirée d’investiture du 9 août au Centre de congrès de Saint-Hyacinthe. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Seul candidat en lice à la fin de la course à l’investiture, Daniel Breton, ancien ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois, a été désigné officiellement candidat du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Hyacinthe au terme de la soirée d’investiture du 9 août, tenue dans le hall d’entrée du Centre de congrès.

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Devenu un résident de la municipalité de La Présentation, l’ex-député de Sainte-Marie-Saint-Jacques (2012 à 2014) prend donc la relève d’Émilien Pelletier, qui a représenté Saint-Hyacinthe à l’Assemblée nationale de 2008 à 2014, soit jusqu’à sa défaite devant la caquiste Chantal Soucy.

L’activité s’est déroulée dans une salle bondée de sympathisants venus entendre le candidat Breton et desinvités de marque, dont Véronique Hivon, députée de Joliette et vice-cheffe du Parti québécois.

Comme les autres orateurs, Mme Hivon s’est dite impressionnée par la présence d’autant de gens – environ 300 – à la soirée d’investiture. « À voir toute l’énergie qu’il y a ici ce soir, imaginez ce que ce sera le 1er octobre, quand Daniel Breton redonnera Saint-Hyacinthe au Parti québécois », a-t-elle lancé, déclenchant les applaudissements.

Elle a souligné que Daniel Breton représentait à ses yeux « l’exemple même de la combattivité », qualité dont il avait d’abord fait preuve aux élections de 2012. « Au départ, on nous donnait pas plus de 18 ou 19 % dans les intentions de vote. Puis, Daniel Breton est entré dans la mêlée et tout s’est inversé, nous avons remporté l’élection. »

Elle a dépeint l’équipe du Parti québécois comme un groupe de candidats convaincus, toujours porteur du projet de l’indépendance du Québec, et qui « ne cherche pas le pouvoir pour le pouvoir ». « La conviction, c’est l’aspect le plus important en politique, c’est le meilleur antidote au cynisme et au désabusement. En 2018, les gens ont besoin de sentir l’authenticité, l’intensité. Il faut rebâtir le lien de confiance entre la population et la démocratie […]. Nous avons de la fierté, nous sommes le seul peuple qui parle français en Amérique du Nord et nous sommes toujours debout, 400 ans après le rapport Durham. Oui, nous sommes un peuple fier! », a-t-elle poursuivi.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a assisté lui aussi à l’investiture de Daniel Breton, après avoir fait le trajet Saguenay – Saint-Hyacinthe dans sa voiture électrique, mode de transport écologique que promeut M. Breton. « Pourquoi suis-je ici? Parce que Daniel Breton, c’est mon ami. C’est un homme libre, qui bouscule les habitudes, qui possède des convictions sociales profondes et qui est aussi très pragmatique. Il s’assure que ses idéaux s’inscrivent dans la réalité », a-t-il affirmé. M. Gaudreault a aussi profité de l’occasion pour railler ses adversaires, disant voir autant de différence entre le Parti libéral et la Coalition avenir Québec « qu’entre un Coke et un Coke diète ».

Diane Lamarre, députée de Taillon, se trouvait également à la soirée d’investiture, elle qui avait assisté en après-midi aux funérailles de Paul Gérin-Lajoie, père de la réforme du système québécois de l’éducation. « Au Parti québécois, nous sommes les défenseurs de l’éducation, de l’éducation publique, de l’éducation pour tous », a-t-elle lancé, avant de louer Daniel Breton pour son apport à la cause de l’électrification des transports. « Daniel, je te vois aller depuis quatre ans, avec ta disponibilité, tes conseils, ton analyse : le Parti québécois te doit beaucoup. »

La soirée s’est terminée sur l’allocution du candidat Breton, qui a d’abord rappelé ses débuts mouvementés en politique. « Le soir de mon élection [le 4 septembre 2012], il y a eu l’attentat du Métropolis, dans mon comté. Le lendemain matin à 8 h, nous formions une vigile devant le Métropolis. Disons que ma vie politique a commencé raide […]. Puis je suis devenu ministre, et j’en ai mangé toute une. Oui, j’ai connu des moments difficiles dans ma vie, mais j’en suis sorti grandi. Des gens disaient : Breton, c’est fini. Mais non, je suis encore ici […]. Je suis extrêmement fier d’appartenir à ce parti unique, à ce parti de battants. Ceux qui pensaient que j’étais knock-out, j’ai de petites nouvelles pour eux autres. Le 1er octobre, nous allons gagner les élections parce que nous sommes des gens de conviction et que nous avons la tête dure », a-t-il conclu.

Daniel Breton a aussi rendu hommage à sa conjointe, Ève-Mary Thaï Thi Lac, ex-députée du Bloc québécois, qu’il a présentée comme une orpheline de la guerre du Vietnam et une personne exceptionnelle. « Je suis vraiment privilégié d’avoir cette femme-là dans ma vie. Chérie, je t’aime, je t’adore », lui a-t-il glissé. 

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