20 mai 2021
Engagée par les Maple Leafs de Toronto
Danielle Goyette écrit une autre page d’histoire
Par: Maxime Prévost Durand

Entraîneuse-chef et directrice du programme de hockey féminin des Dinos de l’Université de Calgary depuis 2007, Danielle Goyette relèvera un nouveau défi professionnel en se joignant aux Maple Leafs de Toronto comme responsable du développement des joueurs. Photo University of Calgary Dinos

Danielle Goyette, fierté de Saint-Nazaire-d’Acton, écrit une nouvelle page d’histoire alors qu’elle vient tout juste d’être nommée responsable du développement des joueurs avec l’organisation des Maple Leafs de Toronto, devenant du même coup la première Québécoise à occuper un poste lié aux opérations hockey dans la LNH.

Publicité
Activer le son

Sa carrière de joueuse, marquée par ses deux médailles d’or olympique et ses huit médailles d’or au Championnat du monde notamment, lui avait déjà valu d’être la première Québécoise intronisée au Temple de la renommée du hockey en 2017. Elle avait aussi été entraîneuse adjointe de l’équipe nationale canadienne qui a remporté l’or aux Jeux olympiques de 2014. Depuis 2007, elle était l’entraîneuse-chef et la directrice du programme de hockey féminin de l’Université de Calgary, avec lequel elle a remporté un championnat en 2012.

En se joignant aux Maple Leafs, Danielle Goyette retrouve sa bonne amie et ancienne coéquipière de l’équipe nationale canadienne Hayley Wickenheiser, qui vient pour sa part d’être promue au poste de directrice senior du développement des joueurs. C’est cette dernière qui a approché la Nazairienne pour lui offrir de se joindre à l’organisation torontoise afin de lui succéder dans les fonctions qu’elle occupait depuis les trois dernières années.

« Je suis passée à travers beaucoup d’émotions, a soutenu Danielle Goyette lors d’un point de presse virtuel suivant l’annonce de sa nomination. Il y a eu une grande décision à prendre. Je coachais avec l’Université de Calgary, j’aimais ce que je faisais et le monde avec qui je travaillais, c’était une job solide et je faisais presque ce que je voulais avec le programme. […] Au bout de cinq jours [après l’appel d’Hayley Wickenheiser], je me suis dit que dans la vie, on n’a pas beaucoup d’opportunités [comme celle-là] et quand elles se présentent, il faut les saisir. J’ai décidé de prendre le risque, un gros risque pour moi parce que j’avais une pension avec l’Université de Calgary. De pouvoir faire partie des Maple Leafs de Toronto, ça a pesé beaucoup dans ma décision. »

Elle a souligné l’ouverture d’esprit de l’organisation torontoise, qui n’a pas eu peur d’engager une femme dans un rôle traditionnellement masculin. « C’est ce qui fait que c’est le fun de travailler avec une organisation qui croit en toi. Peu importe si tu es une femme ou un homme, si tu as les bonnes qualités, ils savent que tu vas faire un bon travail », a-t-elle souligné.

Elle reconnaît toutefois qu’il y a encore trop peu de femmes dans la LNH, bien qu’elles commencent tranquillement à obtenir plus d’opportunités.

« Le monde fait un gros cas en voyant deux femmes au niveau du développement des joueurs, a-t-elle dit en référence à sa nomination et au poste occupé par Hayley Wickenheiser. Pour nous, c’est plus de voir si on est capables de faire le travail et je crois que j’ai les qualités pour ça. C’est sûr que quand il y a plus de postes qui s’ouvrent dans la ligue nationale [pour les femmes], c’est le fun à voir. On regarde le basketball et le football, il y a des assistants coachs qui sont des femmes maintenant. Je pense que ça va ouvrir plus de portes au niveau de la ligue nationale. »

image