31 décembre 2013
Dans l’entre-deux, je lève mon demi-verre
Par: Martin Bourassa

Chaque année, c’est la même chose. Je ne sais pas si mon éditorial d’Après-Noël servira à conclure l’année qui s’achève ou bien à lancer de belle façon la prochaine qui s’annonce remplie de belles promesses.

J’ai donc l’habitude de faire un peu des deux, inspiré il va sans dire par le palmarès des 10 nouvelles ou sujets qui ont marqué la dernière année dans notre région. D’abord, une petite précision, voire un rappel. L’an dernier, à pareille date, j’avais anticipé que l’événement de l’année 2013 pourrait être l’élection municipale de novembre à la Ville de Saint-Hyacinthe. Autant vous dire que je me suis trompé.L’élection figure bel et bien à notre palmarès, mais en troisième place.Elle a été détrônée par la fermeture de l’Hôtel des Seigneurs et par la fermeture du Collège Antoine-Girouard. Côté fermeture, Saint-Hyacinthe n’a pas été épargnée en 2013 si on ajoute entre autres celles de Zellers, de Burger King et du concessionnaire Volvo. Mais aucune n’a de commune mesure avec la fermeture de l’Hôtel des Seigneurs et du centre de congrès. Espérons que nous ne passerons pas les 12 prochains mois à tergiverser sur le sort de ce moteur économique régional. J’ai bien hâte de voir ce qu’auront à dire à ce sujet les élus maskoutains à leur première réunion de janvier.La question du zonage pourrait geler ou encore dégeler les alternatives.Autre nouvelle d’importance, et qui a fait un pincement au coeur à nombre de Maskoutains, est la fermeture du Collège Antoine-Girouard. Je persiste à penser que tout n’a pas été dit sur les jeux de coulisses qui ont conduit à sa fermeture. Mais il me tarde surtout de savoir ce qu’il adviendra de cette noble institution que demeure le Séminaire de Saint-Hyacinthe. J’ose croire que le gouvernement du Québec appuiera les demandes et les efforts de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe dans un possible transfert d’une ou deux écoles secondaires publiques maskoutaines dans ces vénérables lieux. On raconte que Québec semble voir la chose d’un oeil favorable, mais il vaudrait mieux ne rien tenir pour acquis. On devrait peut-être aller aux devants des mauvais coups et demander à tous les conseils municipaux de la MRC, les conseils d’administration d’organismes publics et à toutes les organisations socio-économiques d’adopter des résolutions d’appui en ce sens.L’opportunité d’assurer la pérennité d’un monument patrimonial de cette envergure est trop belle pour la laisser passer, ou la laisser à l’appréciation incertaine de fonctionnaires désintéressés. Considérez-vous comme prévenu!Dans l’ensemble, quand je regarde notre palmarès 2013, j’ai bien du mal à sauter de joie. J’ai pour mon dire que l’année n’a pas été tellement vargeuse.Bon, il est entendu que j’ai la fâcheuse habitude de voir le verre à moitié vide comme dirait mon bon ami Bernard, et il n’a pas tort. Mais sachez que ce n’est pas par plaisir ou parce que je me grise dans le négativisme que je le fais.C’est souvent pour faire contrepoids à toutes ces meneuses de claque portant des lunettes roses qui vous répètent que tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes à Saint-Hyacinthe. Désolé de péter votre baloune, mais ce n’est pas vrai.En revanche, nous sommes drôlement doués pour rebondir en cas de coups durs et pour nous réinventer quand il le faut. C’est encore plus vrai quand nous nous donnons la peine de nous concerter et de mettre nos énergies et compétences en commun.À ce chapitre, l’année 2014 devrait nous donner l’occasion de prouver au reste du Québec de quoi les Maskoutains sont faits. J’ai confiance en vous et je nous souhaite à tous une année 2014 sous le signe de la prospérité et de la solidarité!Tiens mon verre serait-il à moitié plein? Tout est possible donc!

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