28 juin 2018
Dave Harmo : près de ses racines country
Par: Maxime Prévost Durand
Le Maskoutain d’adoption Dave Harmo a fait paraître au printemps un premier album solo à saveur country folk, De ville en aiguille.

Le Maskoutain d’adoption Dave Harmo a fait paraître au printemps un premier album solo à saveur country folk, De ville en aiguille.

Pour Dave Harmo, la musique country est une affaire de famille. Son oncle a été le batteur du regretté chanteur populaire Georges Hamel, puis sa mère et d’autres membres de sa famille jouent également du country. Pour son premier album solo, De ville en aiguille, l’auteur-compositeur-interprète s’est rapproché de ses racines en plongeant dans les sonorités country folk tout en gardant sa signature : l’harmonica.

« La plupart des chansons vont dans le country folk, je ne peux pas renier mes origines », indique en souriant le chanteur qui a grandi en Mauricie, avant de s’établir dans la région maskoutaine il y a plusieurs années.

Anciennement de la formation Marco et les Torvis, avec laquelle il était harmoniciste, Dave Harmo a gardé un lien étroit avec un autre musicien du groupe, Yanik Garon, qui a réalisé une partie de l’album. Un autre ami, Carl Bastien, qui a travaillé entre autres avec Daniel Bélanger, est venu compléter le travail de réalisation.

Même si on l’entend davantage à la guitare, Dave Hamel, de son vrai nom, garde encore son harmonica tout près comme on peut l’entendre sur plusieurs chansons. « Ce que j’ai comme commentaire, c’est que les gens aiment ça quand il y a de l’harmonica. Je crois que ça apporte quelque chose de chaleureux. Mais je ne voulais pas en mettre partout. Il y a des chansons où il n’y en a pas. »

Lancé en mai avec un spectacle au Zaricot, De ville en aiguille a déjà réussi à attirer l’attention un peu partout au Québec. Sa musique s’est faufilée sur les ondes des radios de différentes régions comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, en plus de se retrouver dans le palmarès franco-country de Sirius XM et sur des listes de lecture de Spotify, Apple Music et Google Play. « Je suis hyper content, les radios embarquent bien jusqu’à maintenant. Ça avance déjà plus vite que je ne l’aurais pensé », soutient-il. 

Dave Harmo se retrouve également parmi les artistes qui seront en vitrine au Festival international de la chanson de Granby, une opportunité arrivée un peu par surprise. « Je me suis inscrit la veille de la date limite pour participer, raconte-t-il. J’ai pris une chance, j’ai envoyé mes trucs et ils m’ont sélectionné. Ce qui est intéressant, c’est que le gagnant [du prix Lynda Lemay, remis parmi tous les artistes en vitrine] remporte une tournée en Europe. »

Chanteur, prof et étudiant

Chose certaine, Dave Hamel n’a pas chômé dans la dernière année. En même temps qu’il préparait ce premier disque solo, le chanteur de 36 ans poursuivait sa carrière de professeur de musique au primaire, à l’école Sainte-Madeleine, en plus de faire sa maîtrise en enseignement. « Ça n’avait pas d’allure, je ne le referais pas », dit-il en riant.

Maintenant que la tempête est passée et que son album reçoit une réception au-delà de son espérance, il compte pousser le plus loin possible ce projet de carrière solo. Profitant de la fin des classes, il pourra reprendre le chapeau de Dave Harmo et monter sur la scène à plusieurs occasions cet été afin de partager sa musique. Plusieurs dates sont prévues, dont quelques-unes dans la région. On pourra le voir en prestation le 12 juillet, à 16 h 30, aux Rendez-vous urbains de Saint-Hyacinthe, puis le 2 août, à 19 h 30, dans le cadre de Saint-Liboire en fête. 

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