13 septembre 2018
Hockey
David Savard, le jeune vétéran
Par: Maxime Prévost Durand
Âgé de seulement 27 ans, David Savard disputera déjà une 8e saison avec l’organisation des Blue Jackets de Columbus.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

Âgé de seulement 27 ans, David Savard disputera déjà une 8e saison avec l’organisation des Blue Jackets de Columbus. Photo François Larivière | Le Courrier ©

On a tendance à l’oublier parce qu’il entamera déjà sa 8e saison au sein de l’organisation des Blue Jackets de Columbus, mais David Savard n’a que 27 ans (28 en octobre). Le défenseur maskoutain est rapidement devenu l’un des piliers à la ligne bleue pour l’équipe de l’Ohio, si bien qu’il peut être considéré comme l’un des vétérans de la formation, même s’il est encore relativement jeune.

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Avec son calme et sa maturité sur la patinoire, il a réussi à gagner la confiance des Blue Jackets, avec qui il est encore sous contrat pour au moins les trois prochaines saisons. Depuis son arrivée à Columbus, il a su répondre aux attentes de ses entraîneurs, avec un rôle qui a évolué au fil des années.

Sa saison la plus prolifique reste pour l’instant celle de 2014-15, alors qu’il avait marqué 11 buts et récolté 25 passes. À ce moment, on lui demandait une plus grande implication offensive, un atout qui manquait à l’unité défensive des Blue Jackets.

Mais les choses ont changé. La saison dernière, il n’a trouvé le fond du filet que quatre fois et amassé qu’un mince 16 points. C’est plutôt dans sa zone qu’il s’est démarqué, avec un impressionnant total de 143 tirs bloqués, plus que tout autre joueur de l’équipe, en plus de mener l’unité défensive au chapitre des mises en échec.

« Mon rôle avec l’équipe s’est transformé tranquillement, a analysé le numéro 58, de passage à Saint-Hyacinthe récemment dans le cadre de l’inauguration d’une patinoire à son nom. Il y a eu l’arrivée de Seth Jones et de Zach Werenski qui a fait en sorte que mon rôle est devenu moins offensif.Je ne pense pas être un gars qui puisse faire 60 points par saison. Même si je peux amener une certaine offensive, je ne me vois pas comme ça. L’important est de trouver sa niche pour rester le plus longtemps possible dans la ligue nationale et je pense que mon rôle est plus défensif. Je dois surtout être un joueur difficile à jouer contre. C’est le fun d’amasser des points, mais il y a d’autres façons d’aider l’équipe à gagner, dont en bloquant des tirs et en tuant de punitions en fin de partie, et j’en retire une grande fierté. »

C’est sans doute pour cette raison qu’on le remarque un peu moins que d’autres, mais les entraîneurs adorent aussi ce genre de joueur, fiable dans sa zone. « Je ne suis pas le gars le plus flamboyant. Je ne suis pas un P.K. Subban qui se rend d’un bout à l’autre de la patinoire. On ne me voit pas trop, mais une de mes forces est que les autres joueurs n’aiment pas jouer contre moi. C’est ce qui m’a permis de me rendre où je suis aujourd’hui. »

Profitant de son passage au Québec durant l’été, il a notamment participé dans les dernières semaines au Boot Camp, un tournoi amical organisé dans la région de Québec mettant en vedette plusieurs joueurs québécois évoluant dans la ligue nationale. « Ça a été super le fun. C’est un tournoi amical, mais il y a un bon niveau de compétition quand même. C’est bon pour voir où tu es avec ta game shape et pour retourner le feeling du jeu avant le camp d’entraînement. »

Il avoue d’ailleurs avoir hâte à cette prochaine saison, qui approche à grands pas. « Je me sens prêt. L’été a été un peu trop long à mon goût, dans le sens où je crois qu’on aurait pu nous rendre plus loin en séries, alors j’ai hâte de recommencer », a-t-il conclu.

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