14 février 2013
De Benoit XVI à Claude 1er
Par: Martin Bourassa
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Jamais je n’aurais cru que le bon pape Benoit XVI puisse annoncer sa retraite avant notre bon maire Claude 1er.

Dans un geste aussi inattendu que rarissime, le souverain pontife a pris le monde entier par surprise cette semaine, en confirmant son départ d’ici la fin du mois. En gros, il a donné à son Église un bon deux semaines de préavis. Le futur chômeur papal sera toutefois mieux traité au Vatican qu’au Canada où ce départ volontaire lui aurait pratiquement coupé toutes les vivres. Plus chanceux que nos travailleurs saisonniers coincés par la réforme sur l’assurance-chômage, il ne sera pas forcé d’accepter une cure moins rémunérée dans une église située dans un secteur éloigné de son domicile.Benoit XVI s’est lui-même rendu à la conclusion qu’il n’avait plus les forces, la résistance et les aptitudes pour poursuivre son ministère.C’est tout à son honneur, car il n’est pas donné à tous les hommes, ni à tous les politiciens, de savoir quand se retirer et céder leur place.On voit bien davantage des élus quitter trop tard que trop tôt.Cela donne matière à réflexion en cette année d’élections municipales.La vie étant ainsi faite, on ne s’est pas épanché longtemps sur le bilan des réalisations de Benoit XVI. Comme la nature, les hommes et les médias ont horreur du vide, la machine à rumeurs s’est tout de suite emballée.Les spéculations sur les remplaçants potentiels ont rapidement pris toute la place.On dit même que Benoit XVI pourrait avoir son mot à dire en coulisse sur le choix de son remplaçant, sur son dauphin à la papauté.C’est curieux, car on dit exactement la même chose du maire Claude 1er ces temps-ci. On raconte qu’il se serait rendu à la conclusion qu’il doit céder sa place, mais qu’il n’est pas disposé à céder son trône à n’importe qui. Il aurait même ses petites préférences, à savoir qu’il n’y a rien de mieux qu’un Claude II pour remplacer un Claude 1er.Personnellement, je n’aime pas trop m’en remettre au chef pour décider ce qui est bon pour moi. La plupart du temps, le choix du chef me déçoit amèrement.J’hérite d’une cuisse, moi qui préfère de loin les poitrines…

M.B.

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