31 janvier 2013
De grands absents
Par: Martin Bourassa

J’étais samedi matin parmi les quelque 200 personnes qui ont manifesté leur soutien envers la famille maskou-mexicaine Pavon Aguila.

Cette petite famille installée à Saint-Hyacinthe depuis quatre ans a vu sa demande de réfugié être refusée par Ottawa. Elle n’attend plus que la date de son départ forcé ou encore un miracle, soit une intervention politique en sa faveur.Plusieurs ont rappelé à quel point on a affaire à un modèle d’intégration réussie, à quel point le Mexique rime avec violence et extorsion et surtout à quel point le couple et leurs enfants ont su se faire aimer par leur communauté d’adoption.Rarement vu une conférence de presse aussi poignante. Même Mgr François Lapierre a plaidé en leur faveur et avait pris la peine de se déplacer ce samedi matin, tout comme les gens de l’AFÉAS, de la Maison de la famille, de Forum 2020 et j’en passe.Il s’est versé beaucoup de larmes, et franchement, il fallait avoir un coeur de pierre pour ne pas s’émouvoir de leurs malheurs. Même que plusieurs sont sortis de là enragés et honteux d’être Canadiens. Pour ma part, je suis sorti un peu révolté, mais surtout déçu.Déçu par nos élus municipaux. Ni le maire et ni aucun membre du conseil n’a semble-t-il trouvé le temps ou vu l’intérêt de participer à ce point de presse et de manifester sa solidarité envers ces Maskoutains d’adoption. Triste constat d’indifférence.Le député provincial Émilien Pelletier était cependant sur place pour partager avec moi mon incompréhension, lui qui n’est même pas interpellé directement par cette affaire. « L’humanité, la solidarité et la compassion sont dans mon champ de compétences », a délicieusement suggéré le député péquiste de Saint-Hyacinthe.Enfin, j’ai été un peu déçu du manque d’organisation de la députée fédérale Marie-Claude Morin. Tout en affirmant qu’une pétition serait bientôt lancée par le NPD pour faire pression sur les conservateurs, elle s’est présentée les mains vides.Elle a manqué une saprée belle occasion d’amasser plus de 200 signatures. Enfin, espérons que ses autres démarches porteront leurs fruits.

M.B.

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