18 août 2011
Sur le rythme
De la danse, point!
Par: Véronique Lemonde
Nico Archambault et Mylène St-Sauveur enchaînent les chorégraphies dans <em>Sur le rythme</em>.

Nico Archambault et Mylène St-Sauveur enchaînent les chorégraphies dans Sur le rythme.

Le très attendu Sur le rythme passera peut-être à l’histoire du cinéma comme étant l’un des premiers films traitant de la danse au Québec. De fait, Sur le rythme n’a rien à envier aux films de danse américains qui inondent les grands écrans depuis quelques années.

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Sur le rythme est peut-être même une coche au-dessus de la plupart de ces films parce qu’il met vraiment la danse, comme discipline artistique, à l’avant-plan. Le film de Claude-Olivier Michaud ne réinvente pas la roue, certes, mais il innove sur certains points, dont le fait de nous offrir un film de danse, point à la ligne.

Sans flafla exagéré ni romance trop fleur bleue, Sur le rythme mise sur les détails de la danse, sur ce mode de vie exigeant et pas si glamour, pour nous faire pénétrer dans un univers souvent méconnu au Québec. Et pourtant, la danse a la cote plus que jamais depuis quelques années, ici comme ailleurs. Et dans ce sens, quelle belle idée d’avoir fait appel à Nico Archambault, grand gagnant du concours So You Think You Can Dance Canada, en 2008, et danseur professionnel émérite, pour personnifier le partenaire de danse de Delphine (Mylène St-Sauveur), Marc Painchaud. Naturellement, le jeune homme est plus que crédible dans le rôle de ce danseur sur la voie ascendante et qui espère, lui aussi, décrocher une place dans une grosse production new-yorkaise. Entre Marc et Delphine, l’écart est très visible. Lui, issu d’un milieu modeste, il a toujours eu l’appui de sa mère. Elle, issue d’une famille fort aisée et instruite, elle est arrêtée dans son élan pour la danse, contrecarrée par des parents conservateurs. Les dialogues et certaines scènes de Sur le rythme ne sont pas toujours justes et souvent très prévisibles, mais d’une histoire simple, voir parfois simpliste, nous avons encore plus d’attention à porter aux chorégraphies spectaculaires signées par Nico Archambault et sa conjointe, Wynn Holmes, la doublure de Mylène St-Sauveur dans 20 % des numéros de danse. La caméra suit les danseurs au pas et au centimètre près d’une belle manière, et nous offre également des plans de Montréal inusités et intéressants.Quant à l’actrice maskoutaine, elle prouve encore une fois, après sa performance époustouflante et terrifiante dans 5150, rue des Ormes, qu’elle a l’étoffe d’une grande actrice, à la fois polyvalente et tout en nuance. Dans Sur le rythme, elle donne d’autres preuves de cette polyvalence en rajoutant la danse à son arc, et elle le fait avec beaucoup de talent et de professionnalisme. Il ne faudra pas se surprendre si elle se retrouve bientôt au sommet des vedettes aimées et appréciées des jeunes au Québec.

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