23 août 2018
Pablo Rodriguez, ministre du Patrimoine canadien
De la visite rare à Saint-Hyacinthe
Par: Martin Bourassa
Le ministre du Patrimoine canadien et du multiculturalisme, Pablo Rodriguez, a été reçu par la direction du Centre des arts Juliette-Lassonde vendredi. La députée Brigitte Sansoucy avait aussi tenu à le saluer. Photo Martin Bourassa | Le Courrier ©

Le ministre du Patrimoine canadien et du multiculturalisme, Pablo Rodriguez, a été reçu par la direction du Centre des arts Juliette-Lassonde vendredi. La députée Brigitte Sansoucy avait aussi tenu à le saluer. Photo Martin Bourassa | Le Courrier ©

Le nouveau ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme était de passage à Saint-Hyacinthe vendredi dernier dans le cadre d’une tournée régionale.

Celui qui a succédé à la controversée ministre libérale Mélanie Joly au cours de l’été, Pablo Rodriguez, député de la circonscription d’Honoré-Mercier, a fait un arrêt à l’hôtel de ville en milieu d’après-midi où il a été reçu par le maire Claude Corbeil. Ce dernier a eu la chance de lui exposer directement les projets qu’il caresse, soit le pôle culturel en devenir avec le musée régional et la réfection de la Promenade Gérard-Côté.

M. Rodriguez s’est ensuite rendu au Centre des arts Juliette-Lassonde pour échanger avec la haute direction.

Avant de quitter les lieux, il a répondu à quelques questions du COURRIER, en se disant particulièrement comblé par cette tournée régionale estivale.

Celui qui se présente comme un gars de terrain ne croit pas à la possibilité d’une élection générale anticipée au Canada comme certains le suggèrent d’ici la fin de l’année 2018. Sa visite et celle du chef du NPD à Saint-Hyacinthe la semaine précédente ne sont donc que des visites de courtoisie. Il entrevoit le rendez-vous électoral pour l’an prochain, ce qui fera sûrement l’affaire des partis d’opposition, dont le Bloc québécois qui entame à peine sa reconstruction. « On va laisser toute la place à l’élection au Québec. »

Ses positions sur le dossier Netflix sont pratiquement identiques à celles de sa prédécesseure. Il répète qu’il n’y a pas eu de traitement de faveur accordé à Netflix qui peut offrir ses services de diffusion au Canada sans imposer de TPS.

Concernant les récentes déclarations controversées du député conservateur Maxime Bernier à savoir que le multiculturalisme extrême pratiqué par le gouvernement Trudeau finirait par détruire le Canada, M. Rodriguez ne se considère nullement comme le ministre du multiculturalisme extrême. « Quand je l’écoute parler [du Canada], je ne sais pas de quel pays il parle. Ça [le multiculturalisme extrême] n’existe pas. »

Au sujet du soutien aux médias traditionnels, il dit être bien au fait du mécontentement manifesté par ceux-ci face aux mesures annoncées lors du dépôt du plus récent budget fédéral qui prévoyait un investissement de 50 M$ sur 5 ans. Le milieu des médias aurait entre autres préféré un crédit d’impôt sur la main-d’œuvre.

« Les médias jouent un rôle important, même fondamental. Est-ce que l’on peut faire davantage? C’est un défi et on regardera ça », a répondu le ministre.

Signalons que la députée néodémocrate Brigitte Sansoucy s’était invitée au Centre des arts pour la visite du ministre Rodriguez.

Elle a d’ailleurs salué l’initiative du ministre et tout particulièrement son ouverture d’esprit à l’égard de ce qui se passe en matière de culture et de patrimoine en dehors des grands centres comme Montréal ou Toronto.

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