28 juin 2012
L’ÉSSJ s’illustre au Concours d’art oratoire Entreprendre
De l’art de bien s’exprimer
Par: Le Courrier
Félix Keurentjes, Émile Cusson et Marilyn Drolet ont participé à la finale nationale du Concours d’art oratoire Entreprendre.

Félix Keurentjes, Émile Cusson et Marilyn Drolet ont participé à la finale nationale du Concours d’art oratoire Entreprendre.

Encore une fois cette année, les représentants de l’École secondaire Saint-Joseph ont fait bonne figure à la finale nationale du Concours jeunesse d’art oratoire Entreprendre. Émile Cusson, Félix Keurentjes et Marilyn Drolet nous entretiennent de l’art de bien s’exprimer.

Les trois finissants ont préparé pour la première fois un exposé sur le thème de la réussite cet automne, dans le cadre de leur cours de français. C’était leur premier pas vers le Concours d’art oratoire Entreprendre, qui invite chaque année les élèves de quatrième et de cinquième secondaire à présenter leur conception personnelle de la réussite.

Pour Émile, Félix et Marilyn, le chemin s’est poursuivi jusqu’à la finale nationale, qui réunissait le 7 mai les meilleurs jeunes orateurs devant un jury sélect.Émile, pour qui la réussite se trouve dans la créativité et dans la liberté d’agir et de penser, a tiré son épingle du jeu en décrochant la quatrième position. Il a aussi mis la main sur un prix Coup de coeur, obtenant du coup sa place sur la scène du Gala du cercle de gens d’affaires Entreprendre, en octobre prochain. « Le jury a dit que ça ferait du bien aux gens d’affaires d’entendre ma conception de la réussite, mais je devrai m’habiller plus sobrement », raconte sourire en coin le jeune homme qui porte les chaussures vertes, le pantalon jaune et carré rouge sur le coeur. « On a tous mis beaucoup de temps à préparer ce concours, mais je sais que ça en valait le coup. Je constate tous les bénéfices qu’on tire de bien s’exprimer. C’est nécessaire quand on veut faire avancer nos idées. »Félix a pour sa part obtenu la cinquième position en défendant à la manière d’un avocat « la réussite » mise au banc des accusés. Selon sa plaidoirie, la réussite encouragerait les gens à créer, à être originaux et à persévérer alors que d’aucuns l’accusent d’inciter l’Homme à se conformer aux idéaux ou à emprunter la voie de la facilité. « L’art oratoire, c’est structurer sa pensée et la rendre éloquente. Mais j’ai aussi appris à livrer mon opinion à un public. Force est de constater que le texte et la façon dont on le présente sont tout aussi importants », a-t-il noté.Marilyn, pour qui réussir, c’est accepter qui nous sommes, n’a pas terminé parmi les cinq premiers – les seuls nommés à l’issue de la finale – mais elle a offert une performance touchante qui n’a laissé personne indifférent.Devant un large public, elle a courageusement raconté comment son frère atteint d’autisme lui avait permis de réaliser que réussir, c’est d’abord assumer qui nous sommes. « C’était très émouvant pour moi, parce que mes parents étaient là. J’avais les larmes aux yeux. Mais l’art oratoire, c’est aussi être en contrôle de ses émotions, alors ça m’a coûté des points. »« Le concours nous oblige à mener une réflexion sur le thème, mais aussi sur nous-mêmes, poursuit la jeune femme. Au niveau de l’écriture, ça nous oblige à adopter une formulation plus efficace. »Les trois finissants ont aussi participé à une autre réussite, collective celle-là. Depuis des années, leur enseignante de français Michèle Lemelin a investi ses énergies à des projets mettant en valeur l’art oratoire et dans lesquels plusieurs élèves ont connu un franc succès. Pour la première fois cette année, des anciens étaient jumelés aux candidats afin d’offrir leurs conseils. « Bien s’exprimer, c’est aussi un atout pour réussir, fait remarquer l’enseignante. Soyons francs, je ne crois pas qu’autant d’élèves participeraient au concours si le travail initial d’écriture n’était pas obligatoire. Mais une fois qu’on force la démarche, plusieurs élèves ont la piqûre. Mieux encore, ils continuent de développer leurs habiletés et reviennent les partager. »Un atout de plus dans la grande famille de l’ÉSSJ.

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