5 décembre 2013
Emplois disponibles en transformation alimentaire
De l’espoir pour d’ex-employés de Camoplast
Par: Alain Bérubé

Même si une centaine de postes ont pu être sauvés chez Roski Composites, qui a pris le relais de Camoplast Solideal à Roxton Falls, plusieurs anciens employés sont toujours en attente d’un nouveau boulot. Un projet mis sur pied par SYNOR, le Centre de formation et de services-conseils aux entreprises du Cégep de Saint-Hyacinthe, permettra à plusieurs d’entre eux de trouver du travail en transformation alimentaire.

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Avec la collaboration d’Emploi-Québec et de DOC Formation, SYNOR vient de lancer un projet-pilote afin de préparer d’éventuels candidats à une carrière dans ce domaine.

« Les entreprises en transformation alimentaire de la Montérégie ont de la difficulté à trouver des employés d’expérience et qualifiés pour répondre à leurs besoins. Les métiers en lien direct avec la production, l’assurance-qualité et le volet recherche et développement représentent entre 41 et 60 % de la main-d’oeuvre », mentionne Chantal Harnois, conseillère en formation pour SYNOR.C’est un article paru dans La Pensée, en mars, qui a mis la puce à l’oreille de cet organisme. On y traduisait l’incertitude de nombreux employés face à leur avenir, alors que la fermeture de l’usine était prévue pour le 31 juillet.« À la suite des démarches de reclassement, nous avons pu former un premier groupe de 22 personnes, qui reçoivent depuis septembre une formation dans nos locaux. Ces gens, qui font preuve d’une grande maturité et qui possèdent une grande expérience en usine spécialisée, peuvent mettre à profit leurs connaissances dans un autre champ d’activités », affirme Fanie-Claude Brien, coordonnatrice du SYNOR.Les ex-employés de Camoplast peuvent ainsi se perfectionner, recevoir une certification et rencontrer des entreprises qui sont en période de recrutement. Les programmes de formation offerts sont « Opérateur spécialisé en qualité agroalimentaire » et « Surveillant de production (contrôle et assurance de la qualité) ». « De plus, ils ont complété leur examen du MAPAQ en hygiène et salubrité alimentaire. Certains ont même déjà obtenu des contrats. C’est vraiment très motivant et je suis convaincue que ce projet prendra de l’ampleur au fil des ans », soutient Mme Brien. Marie-France Héroux, chargée de projets du Comité sectoriel de main-d’oeuvre en transformation alimentaire, confirme la rareté des employés prêts à oeuvrer dans le domaine de la transformation alimentaire. En Montérégie, on dénombre plus de 400 entreprises et plus de 15 000 personnes dans ce secteur d’activités. « Il y a beaucoup de roulement dans ce type d’entreprises. Et le nombre d’employés est en hausse. C’est malheureusement un secteur méconnu. L’initiative de SYNOR peut sûrement donner un bon coup de main », établit-elle.Mélanie Hamel, répondante en formation agricole pour le guichet d’accueil Agri-Formation, se réjouit également face à ce type de projets.« En agriculture, le taux de placement frise le 100 % », évoque-t-elle.

Optimisme

Lors du passage de La Pensée aux locaux de SYNOR, les ex-employés de Camoplast affichaient une mine optimiste.

Nathalie Savard, qui a oeuvré durant 25 ans à l’usine roxtonnoise à la réparation de pièces et à la peinture, a confiance en ses moyens.« J’étais très appréciée de mes collègues et patrons, car j’avais le souci du détail et de la qualité. Je suis prête à relever un nouveau défi », clame-t-elle.Même son de cloche pour Sylvie Bisaillon, qui comptait le même nombre d’années d’expérience chez Camoplast. Elle travaillait à la finition des pièces, en polissage et en sablage. « Je suis minutieuse et très travaillante. La formation de SYNOR représente une occasion unique de trouver un emploi où je pourrai démontrer de nouveau ces qualités. On a vécu la catastrophe lors des licenciements, mais je demeure positive », déclare-t-elle.Pour en savoir davantage sur ce projet : 450 773-6800, poste 2542 ou fcbrien@cegepsth.qc.ca.

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