27 octobre 2011
Enquête publique sur la construction
De l’improvisation selon Pelletier
Par: Jean-Luc Lorry

Le député Émilien Pelletier estime que le premier ministre Jean Charest fait preuve d’improvisation dans la mise en place d’une commission d’enquête publique sur la collusion et la corruption dans l’industrie de la construction.

En déclenchant une commission « taillée sur mesure », le premier ministre a fait volte-face quelques jours plus tard en élargissant les pouvoirs de la juge France Charbonneau qui dirigera cette enquête publique.

« C’est la preuve de l’improvisation totale dans ce dossier. Tout a été fait pour que la vérité ne sorte jamais et que l’enquête n’aboutisse pas. Je n’appelle pas cela une commission d’enquête mais plutôt un comité », estime le député du Parti québécois.Cette enquête prévue sur une durée de deux ans couvrira les 15 dernières années du gouvernement du Québec.« Craignez-vous que cette commission trouve des squelettes dans le placard du PQ lorsque celui-ci était au pouvoir? », a questionné LE COURRIER. « S’il y a eu du financement illégal dans notre propre parti, ce sera à la commission de juger et de faire les enquêtes nécessaires. Personnellement, je pense que nous n’avons rien à nous reprocher en ce qui concerne notre financement », répond avec assurance Émilien Pelletier.

Démission de Marois?

Dans son édition d’hier mercredi, le quotidien La Presse indiquait que plusieurs députés péquistes espèrent la démission de leur chef Pauline Marois.

Selon l’article, les appuis des parlementaires à Mme Marois se compteraient sur les doigts. Interrogé sur la question, Émilien Pelletier assure qu’il n’y a pas péril en la demeure. « Les sondages ne nous sont pas favorables, mais cela va assez bien au sein du Parti québécois. Je fais partie d’une équipe dont la capitaine se nomme Pauline Marois avec qui je travaille. Je ne commencerai pas à jouer dans le dos de quelqu’un avec qui je travaille », de conclure le député de Saint-Hyacinthe.

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