18 juin 2015
Bibliothèque Sainte-Rosalie
De lumière et de mouvement
Par: Sarah Daoust Braun

Le figuratif et l’abstraction se ­mélangent et se confondent dans la nouvelle exposition Aller comme le vent d’Anne-Marie Beauregard ­présentée à la Bibliothèque ­Sainte-Rosalie. Les toiles en acrylique de l’artiste-peintre sont toutes liées par un désir de montrer la beauté des paysages qui nous ­entourent.

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« Ce sont surtout des jeux de couleurs et de composition, mais c’est très ­rassurant d’avoir un sujet », explique Anne-Marie Beauregard à propos de ses oeuvres où sont entre autres ­représentés des oiseaux, des chevaux et des ballerines.

La résidente de Sainte-Hélène en est à sa deuxième exposition après avoir présenté Évasion en 2009 où elle ­explorait davantage l’art figuratif. Six ans plus tard, la trentenaire et mère de deux enfants est de retour avec Aller comme le vent où rien n’est figé. « Ce qui rassemble les tableaux est l’effet de luminosité et le sentiment de ­mouvement », indique Mme Beauregard. À titre d’exemple, la toile Le grand soir, qui s’inspire du travail d’Edgar Degas, joue beaucoup avec la richesse des couleurs. On peut voir des ballerines s’élancer et exécuter leurs pas de danse devant un fond tout en nuances de rouge rappelant les rideaux de théâtre.

L’artiste, qui est aussi responsable de la conception dans un bureau ­d’architecture de Saint-Hyacinthe, souhaite présenter des oeuvres ­apaisantes et intemporelles. « Mon voeu est que mes tableaux apportent du réconfort aux acheteurs », indique-t-elle.

Des influences diverses

Anne-Marie Beauregard cite Vassily ­Kandinsky, Franz Marc et August Macke comme sources d’inspiration. « Ma ­gestion des couleurs rappelle celle des expressionnistes allemands du début du 20e siècle », précise-t-elle.

Pas question toutefois de se limiter à un genre, puisque l’artiste-peintre ­explore aussi du côté des impressionnistes. Le tableau Le marais en deux temps, représentant des oiseaux dans un marais à deux moments dans la journée où la luminosité est différente, se rapproche du style de Claude Monet.

Pour le choix de ses sujets, ­Anne-Marie Beauregard ne s’impose pas de balises, chaque idée pouvant être potentiellement intéressante. Pour cette exposition, sa principale source d’inspiration reste la nature. « Je romance les paysages qui ­m’entourent, souligne-t-elle. Je ­m’intéresse à ce que je vois et apprécie dans mon quotidien. »

Au final, l’artiste-peintre, qui a pris environ six mois pour livrer cette ­production, espère transmettre le goût de la création aux personnes qui ­visiteront son exposition. « C’est un formidable outil de thérapie », ­estime-t-elle.

L’exposition Aller comme le vent d’Anne-Marie Beauregard sera ­présentée à la Bibliothèque Sainte-­Rosalie jusqu’au 23 juin.

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