18 août 2016
Quatre ans après les Jeux olympiques de Londres
De nageuse synchronisée olympique à médecin vétérinaire
Par: Maxime Prévost Durand
De nageuse synchronisée olympique à médecin vétérinaire

De nageuse synchronisée olympique à médecin vétérinaire

En prenant sa retraite après les Jeux olympiques de Londres, Valérie Welsh se lançait vers la réalisation d’un autre rêve : celui de devenir médecin vétérinaire. Photo François Larivière | Le Courrier ©

En prenant sa retraite après les Jeux olympiques de Londres, Valérie Welsh se lançait vers la réalisation d’un autre rêve : celui de devenir médecin vétérinaire. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Avant même de participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012, la nageuse synchronisée Valérie Welsh savait qu’elle allait devoir délaisser son sport à son retour. Non pas en raison des blessures, mais plutôt pour poursuivre ses études à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe. Aujourd’hui, elle en est à l’aube de sa dernière année de doctorat.

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Capitaine de l’équipe canadienne olympique de nage synchronisée il y a quatre ans, Valérie se rappelle encore très bien de son expérience à Londres, où elle a dû traverser de nombreuses épreuves. Malgré une blessure à un pied à peine deux semaines avant la compétition, la Maskoutaine d’adoption n’en avait rien laissé paraître une fois dans l’eau. « Avec l’adrénaline du moment, je n’ai rien senti, mais les trois mois suivants, j’ai eu mal en tabarouette! », se souvient-elle.

L’équipe canadienne avait finalement terminé au 4e rang, une position qui n’a rien d’amer pour Welsh compte tenu de la performance livrée par ses coéquipières et elle. Ce résultat était le point culminant de nombreuses années de dévouement et d’efforts dans cette discipline.

« Quand tu es une athlète, tu es tellement dans ta bulle et focus que c’est dur d’apprécier le moment présent, avoue-t-elle. Quatre ans plus tard, je constate que c’était l’expérience d’une vie. »

Elle se désole d’ailleurs de voir que le Canada n’est pas représenté à Rio à l’épreuve par équipe de nage synchronisée. Le processus de sélection a joué contre l’équipe canadienne, qui a dû passer par les qualifications même si elle est l’équipe numéro un du continent américain. Elle a terminé au 4e rang de cette épreuve qualificative alors que seulement les trois meilleures obtenaient leur billet pour Rio.

Deux nageuses ont tout de même défendu les couleurs de l’unifolié au Brésil, soit le duo composé de Karine Thomas, une coéquipière de Valérie Welsh à Londres, et de Jacqueline Simoneau. La paire, que l’on a pu voir à l’œuvre cette semaine, s’est rendue jusqu’à la finale de l’épreuve où elle a pris le 7e rang.

Une flamme toujours allumée

Lorsqu’on parle de nage synchronisée avec Valérie Welsh, ses yeux s’illuminent et un large sourire apparaît sur son visage. Même si elle a pris sa retraite, elle a travaillé avec la relève du club Les Vestales de Saint-Hyacinthe au cours des trois dernières années en tant qu’entraîneuse, en plus d’offrir des conférences dans le cadre du programme « Jouez gagnant ».

Puis en 2014, elle est retournée dans l’eau le temps d’une compétition, pour le Championnat du monde des maîtres qui se tenait à Montréal, où elle a remporté la médaille d’or avec son équipe. « C’est une passion, alors ce serait difficile de s’en départir », dit-elle.

Le commencement d’un nouveau rêve

En 2008, la jeune femme originaire de Saint-Nicolas, sur la Rive-Sud de Québec, s’amenait à Saint-Hyacinthe dans le but de poursuivre son rêve de devenir médecin vétérinaire. Au même moment, elle intégrait l’équipe nationale de nage synchronisée.

Une entente avec la Faculté de médecine vétérinaire lui a permis de se consacrer à l’entraînement intense de son sport et de garder un pied dans les études. Tout cela à une condition : devenir une étudiante à temps plein une fois les Jeux olympiques terminés. Et Valérie a tenu promesse.

« Je savais dès le départ que je mettrais fin à ma carrière après les Jeux. C’était la fin d’un rêve pour en commencer un nouveau », souligne-t-elle sagement en parlant de son cheminement académique.

Valérie baigne déjà dans le monde animalier puisqu’elle travaille cet été dans une clinique vétérinaire de la région de Sorel. Elle terminera l’année prochaine son doctorat à la Faculté de médecine vétérinaire avant de se lancer dans sa nouvelle carrière.

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