1 novembre 2018
Prix littéraires du Gouverneur général
De synthèse sacré meilleur roman
Par: Maxime Prévost Durand
De synthèse sacré meilleur roman

De synthèse sacré meilleur roman

Karoline Georges était sous le choc d’avoir reçu l’une des plus hautes distinctions littéraires au Canada. « C’est un peu irréel en ce moment », a-t-elle avoué. Photo Yannick Forest

Karoline Georges était sous le choc d’avoir reçu l’une des plus hautes distinctions littéraires au Canada. « C’est un peu irréel en ce moment », a-t-elle avoué. Photo Yannick Forest

Son livre De synthèse, paru l’an dernier, a été sacré dans la catégorie « Roman et nouvelles ».

Son livre De synthèse, paru l’an dernier, a été sacré dans la catégorie « Roman et nouvelles ».

Les honneurs ne cessent de s’accumuler pour Karoline Georges et son livre le plus récent, De synthèse. Déjà lauréate de trois prix avec cette œuvre, l’auteure maskoutaine a reçu cette semaine le Prix littéraire du Gouverneur général, l’une des plus hautes distinctions au Canada, dans la catégorie « Roman et nouvelles ».

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Cette reconnaissance du Conseil des arts du Canada l’a emporté au cœur d’un tourbillon instantané de réactions et de félicitations. « C’est complètement électrifiant comme moment, a commenté Karoline Georges, jointe par LE COURRIER dans les heures qui ont suivi l’annonce, mardi. Il y a vraiment beaucoup de gens qui m’écrivent aujourd’hui. Ça fait beaucoup réagir. C’est la première fois que je vis quelque chose comme ça », s’est-elle enthousiasmée.

Devant l’ampleur de la récompense, elle peinait encore à en saisir toute la portée. « Je suis un peu sous le choc. C’est tellement gros que je ne réalise pas encore pleinement ce qui se passe. C’est un peu irréel en ce moment. Je pense que ça prendra encore quelques semaines pour bien le comprendre. »

Paru en novembre 2017 aux éditions Alto, De synthèse est le septième livre écrit par Karoline Georges et son plus personnel à ce jour. À travers son récit, l’auteure continue d’explorer le concept de la femme-image et de la quête de l’image parfaite, tel que raconté par sa narratrice, mais traite aussi de la maladie et de la mort, rendant hommage à sa mère décédée des suites d’un cancer.

Le Prix littéraire du Gouverneur général prend d’ailleurs une signification bien particulière pour Karoline Georges. « Quand on rend hommage au livre de la sorte, ça rend hommage à ma mère d’une certaine façon et je trouve ça très touchant », a-t-elle souligné.

Une cérémonie réunissant les 14 lauréats des Prix littéraires du Gouverneur général, répartis dans sept catégories tant en anglais qu’en français, sera organisée le 28 novembre à Ottawa. La gouverneure générale Julie Payette les recevra à Rideau Hall pour l’occasion.

En plus de la visibilité que cela procure au livre, juste à temps pour sa réédition en format de poche dans les prochains jours, Karoline Georges recevra une bourse de 25 000 $ pour accompagner son prix, un montant qui lui permettra « du temps de création de qualité », a-t-elle soutenu. Celle-ci se penche toujours sur son prochain livre qui traitera de l’avenir du nucléaire et du rapport avec l’intelligence artificielle.

Au cours des prochains mois, De synthèse sera traduit en anglais et publié chez Coach House, une maison d’édition de Toronto, en plus d’être traduit en allemand.Outre le Prix littéraire du Gouverneur général, Karoline Georges a reçu dans les derniers mois le Prix Jacques-Brossard (Grands prix de la science-fiction et du fantastique québécois), le Prix Arlette-Cousture (Grands prix du livre de la Montérégie) et le Prix Aurora Boréal – meilleur roman. Son livre De synthèse s’est également retrouvé en première sélection du Prix des libraires du Québec et est finaliste pour le Prix des Horizons imaginaires. 

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