20 septembre 2018
Élections provinciales
Décider de ne pas voter, c’est déjà voter
Par: Le Courrier

Parmi le grand nombre de personnes indécises pour le choix de leur parti et de leur candidat ou candidate, plusieurs feront le choix de ne pas aller voter le 1er octobre prochain. Le manque d’information suffisante, la frustration d’entendre des promesses apparaissant électoralistes et démesurées, la perte de foi en les politiciens et politiciennes perçus comme du pareil au même sont tous des raisonnements conduisant au cynisme et au refus d’exercer son droit de vote.

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En refusant de nous présenter pour voter, nous privilégions celui ou celle qui est en avance. Notre décision a un impact sur le résultat. Pour illustrer ce dire, prenons l’exemple de 100 personnes devant décider de faire un voyage à Montréal où à Québec. Lors du vote, 46 personnes font le choix de Montréal, 44 pour Québec et 10 s’abstiennent. Le groupe ira donc à Montréal. Si les 10 personnes avaient voté, le résultat aurait pu être différent. Dans ce cas, ne pas avoir voté a favorisé la décision d’aller à Montréal.

Voter est un droit à exercer et même un privilège. Si la conjoncture politique suscite moins d’intérêt chez certains, nous avons à évoluer avec cette réalité et assumer la responsabilité qui nous revient. Refuser d’exercer son vote, c’est ajouter au problème actuel de l’exercice de la démocratie en société. C’est refuser de poser un geste démocratique de base ayant pour effet de laisser à d’autres le choix de prendre des décisions pour tout le peuple avec notre accord implicite. « Tout ce qu’on gagne à se désintéresser de la politique, c’est d’être gouverné par pire que soi. » (Platon)

Les gouvernements qu’on se donne à tous les échelons de la société sont les seules instances du pays ayant le mandat de se préoccuper du bien commun. L’entreprise privée peut très bien produire et vendre des frigos, mais il revient à l’État de s’assurer que chaque citoyen et citoyenne puisse le remplir. En utilisant notre droit de vote, nous posons un geste libre et démocratique pour choisir un gouvernement qu’on souhaite être porteur de ces valeurs et aspirations importantes : la défense et la promotion du bien commun; le développement durable; la lutte à l’appauvrissement et aux abris fiscaux; la recherche de la justice et de l’équité sociale; la protection de l’environnement; des conditions de vie et de travail permettant l’épanouissement pour tous et toutes.

Notre défi et notre devoir de citoyen consistent à s’informer; à faire notre analyse, à la confronter idéalement avec d’autres, à « prendre parti » et à sortir pour voter le 1er octobre prochain.

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