21 mai 2020
Déjà deux cas de COVID-19 dans les écoles de la CSSH
Par: Martin Bourassa

Une personne testée positive à la COVID-19 a fréquenté les écoles primaires de Saint-Hugues et Douville (photo) à Saint-Hyacinthe, la semaine dernière. Malgré tout, ces écoles restent ouvertes et aucun dépistage n’a été ordonné puisqu’aucun élève n’est considéré avoir été en contact étroit avec cette personne. Photothèque | Le Courrier ©

Les parents des écoles primaires de Saint-Hugues et du secteur Douville à Saint-Hyacinthe ont été informés en fin de soirée mardi que le virus avait été détecté dans ces deux établissements. Il n’aura donc fallu qu’une semaine après la reprise des cours pour qu’un premier cas se manifeste dans ces deux endroits. Pour des raisons de confidentialité, on refuse pour l’instant de préciser si cette affaire concerne deux ou une seule et même personne infectée.

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« Puisque toutes les mesures sanitaires sont rigoureusement appliquées dans tous nos établissements, notamment la distanciation physique de deux mètres en tout temps, aucun élève n’est considéré avoir été en contact étroit avec cette personne », a informé la directrice générale de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH), Caroline Dupré.

Actuellement, il s’agit d’un cas isolé. En conséquence, la santé publique ne décrète pas la fermeture de l’école, poursuit-elle dans la lettre acheminée aux parents. « Soyez assurés que nous continuons d’être vigilants et d’appliquer rigoureusement les mesures de protection et les règles d’hygiène et de salubrité prescrites par la santé publique », a mentionné Mme Dupré.

En entrevue téléphonique avec LE COURRIER mercredi matin, Esther Charrette, régisseuse aux communications à la CSSH, n’a pas souhaité s’avancer sur le caractère prévisible de cette situation et à savoir s’il fallait anticiper d’autres cas ces prochaines semaines. « Il n’y a pour l’instant aucune mesure supplémentaire à mettre en place et aucun dépistage prévu dans ces écoles. Nous ne savons pas non plus à partir de combien de cas positifs des tests à grande échelle seraient nécessaires ni combien de cas sont requis avant qu’une école ne soit fermée. C’est la santé publique qui prend de telles décisions et nous travaillons étroitement avec elle. »

Une certaine réserve a été manifestée quant à la réaction possible des parents qui avaient fait le choix de retourner les enfants à l’école lorsque le gouvernement a annoncé le déconfinement progressif. « Il est trop tôt pour savoir si cela aura un impact, mais je pense que les parents sont rassurés par le fait qu’il n’y a pas eu de contacts étroits signalés dans les deux écoles. Dans l’ensemble de nos écoles, nous avions 51 % de nos élèves de retour en classe la semaine dernière, 52 % cette semaine et 55 % la semaine prochaine. »

Mme Charrette répète que toutes les mesures imposées par la santé publique ont été déployées dans les écoles et que les protocoles sont respectés partout. Pour le personnel, les masques jetables étaient accessibles partout dès le 11 mai, puis deux masques lavables par employé ont été distribués le 14 mai.

En entrevue au COURRIER la semaine dernière, une enseignante de l’école Douville avait signalé que des collègues s’étaient cotiser pour acheter des équipements de protection supplémentaire.

Fait à signaler, des enseignants et des spécialistes des écoles de niveau secondaire ont été invités à prêter main-forte à leurs collègues du primaire. Même s’ils sont généralement affectés à un même groupe, il peut arriver que certains se déplacent d’une école à l’autre selon les besoins, en respectant les règles de distanciation sociale. « Le système des zones chaudes et froides n’existe pas dans les écoles, mais il faudra voir avec la santé publique ou le Ministère s’il y a lieu de revoir cette pratique . »

En début de pandémie, vers le 20 mars, la CSSH avait été confrontée à un cas de COVID-19 à l’intérieur de la polyvalente Hyacinthe-Delorme de Saint-Hyacinthe. Un élève de secondaire 2 avait alors été déclaré positif. La porte-parole de la CSSH a dit ignorer si d’autres cas ont pu en découler, nous invitant à communiquer avec la santé publique.

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